128 pour, 9 contre, 35 abstentions : Donald Trump se trouve-t-il vraiment...

128 pour, 9 contre, 35 abstentions : Donald Trump se trouve-t-il vraiment isolé ?

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Par A.Y

Le titre du présent article renvoie à la résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, jeudi 21 décembre 2017, par laquelle la Communauté internationale a condamné la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Ce vote constitue bien évidemment une victoire incontestable, attendu que sur les 193 pays membres, 128 ont voté pour la résolution initiée par l’Egypte et le Yémen, 9 ont voté contre, alors que 35 se sont abstenus.Cependant, cette victoire « morale » et « arithmétique » ne doit pas occulter la lecture géopolitique qui pourrait se dégager d’un tel vote. En réalité, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est naïf de penser que D. Trump se soit isolé du monde. Au contraire, l’hyperpuissance militaire et économique, en l’occurrence Washington, est en train de redistribuer les cartes à l’échelle mondiale. Il est capital, à nos yeux, d’être attentif aux différents enjeux – qui se trament parfois d’une manière sibylline, parfois d’une manière ostentatoire –qui meublent soigneusement un monde complexe, un monde en transition, un monde en métamorphose.

Pour beaucoup d’observateurs,la récente résolution onusienne ne fait qu’isoler davantage le Président américain sur la scène internationale. Sur le papier, la décision de Washington a été désapprouvée par 128 pays parmi lesquels figurent des Etats qui ont un poids considérable sur la scène internationale et/ou les scènes régionales comme la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine ou encore l’Inde, l’Allemagne, la Turquie et le Brésil. Même certains Etats arabes qui avaient pactisé, en grande pompe avec la doctrine Trump, ont fini par voter en faveur de ladite résolution à l’instar de l’Arabie Saoudite; cette dernière pouvait-elle faire autrement ?

Mais revenons à notre question principale :Donald Trump se trouve-t-il si isolé au lendemain de ce vote historique ?

Cette question, d’apparence déclamatoire, mérite d’être posée. Elle trouve son origine dans la réaction de l’Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Mme Nikki Haley, qui avait remercié dès la fin des votes, via son compte officiel Twitter, les Etats qui, soit en votant contre la résolution soit en s’abstenant de le faire, ont soutenu en dernière analyse la démarche de D. Trump. Sur ce point, il n’est pas sans intérêt de noter, qu’à l’inverse de G.W. Bush qui disait que ceux qui n’étaient pas avec lui, étaient contre lui, l’Administration Trump considère, concernant la question de Jérusalem, que ceux qui ne sont pas contre elle sont au final avec elle.

Les Etats qui ont été acclamés par Mme. Nikki Haley (si l’on fait abstraction de certains îlots ou pays à la souveraineté virtuelle ou douteuse), sont les suivant: l’Argentine, l’Australie, le Bénin, la Bosnie-Herzégovine (nous en reviendrons après pour expliquer les motivations possibles de ce vote), le Cameroun, le Canada, la Colombie, la Croatie, la Géorgie, la Guinée-Equatoriale, la Hongrie, le Kenya, le Mexique, l’Ouganda, le Panama, le Paraguay, les Philippines, la Pologne, la République Centrafricaine, la Roumanie, le Rwanda, le Salvador, le Sierra Leone, le Soudan du Sud, la Tchéquie, le Turkménistan (pourtant Etat membre de l’Organisation de la Coopération islamique mais qui constitue de plus en plus un Etat pivot dans la géopolitique de l’Asie centrale), l’Ukraine et la Zambie.

Si nous partons du principe que ces Etats – selon la vision de l’Ambassadrice des Etats-Unis – soutiennent contre vents et marées,  la politique internationale de la Maison Blanche sous la houlette de D. Trump, il serait permis de se poser la question suivante : quelles significations tirer de ces différents votes en faveur de Washington ?

Pource faire, nous allons procéder sous forme de scènes, à une lecture géopolitique à la lumière de ce qui a été exposé :

 

  • 1ère scène : Une Amérique du Nord, malgré tout, dans le giron de Trump.
  • 2ème scène : Une Europe foncièrement divisée.
  • 3ème scène : Des pays africains proches du couple Etats-Unis – Israël.
  • 4ème scène : Une Amérique du Sud tiraillée entre les pro-Trump et les anti-Trump.
  • 5ème scène : Un axe géopolitique pro-Trump dans la région de la mer de Chine.

Dans ce qui va suivre, nous allons aborder succinctement chacune des scènes afin de mettre en exergue un puzzle géopolitique appelé à être dépeint en profondeur dans le cadre d’études ultérieures.

 

  • Une Amérique du Nord, malgré tout, dans le giron de Trump

 

Pour l’administration Trump, l’abstention du Canada et du Mexique constitue un message politique fort, doublé d’un appui géopolitique des plus précieux. Par ricochet, et à maints égards, les positions d’Ottawa et de Mexico, sont une « surprise » pour les observateurs les plus avertis, ceux-là  qui avaient vu dans le programme politique de la Maison Blanche « America First » un repli des Etats-Unis sur eux-mêmes au détriment des accords de l’ALENA. D. Trump n’a-t-il pas amorcé la construction d’un mur le séparant de son voisin du sud ? J. Trudeau, pour sa part, n’avait-il pas affiché ses distances vis-à-vis de la politique étrangère américaine, et ce, dès le baptême de 45ème Président américain à Washington ?

Par conséquent, comment pourrait-on expliquer cette volte-face canado-mexicaine ?

La réponse nous vient de Machiavel et elle n’est guère surprenante : les Etats, dans les moments de vérité, mettent leurs intérêts au-dessus des considérations politico-morales. Si nous prenions le trio Canada-Etats-Unis-Mexique, force est de constater que les Etats-Unis demeurent une force d’attraction indéniable au sein de ce triptyque. A titre d’exemple, nous pouvons citer le projet titanesque relatif à l’oléoduc Keystone qui s’étend de l’Etat d’Alberta (Canada) jusqu’au Golfe du Mexique et visant à créer une indépendance énergétique profitable à l’Amérique du Nord. Tel projet ne constitue-t-il pas un moyen d’intégrer davantage les économies de ces Etats, du moins les intérêts de certains lobbies influents ?

Sur un autre plan, le Mexique sait très bien que son économie (voire sa société) dépend essentiellement de l’état de l’économie américaine. Le mur que veut construire D. Trump représente certes une menace directe contre Mexico mais l’establishment mexicain présage bien que tout (ou presque) est négociable avec le Président américain pourvu que l’économie mexicaine décolle. L’heure est donc celle de lui donner des signaux positifs à un moment où le Mexique est en train d’opérer une guerre sur plusieurs fronts contre les cartels et le crime organisé mais aussi et surtout contre la paupérisation croissante et inquiétante de sa population qui fait l’objet d’un suivi permanent et approfondi de la part des institutions financières.  

 

  • Une Europe foncièrement divisée

 

L’Europe « classique », profondément kantienne, animée par l’idéalisme des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, a voté contre D. Trump. Mais c’est l’Europe centrale d’essence pragmatique – se positionnant aujourd’hui en tant que ligne de démarcation entre l’Ouest « prospère » et l’Orient « compliqué »  –  qui a voté en faveur de D. Trump. Si l’on excepte la Slovénie (dont l’économie est profondément intégrée dans l’Union Européenne), force est de constater que le Groupe Visegrád (composé en outre par la Hongrie, la Pologne et la Tchéquie) s’est aligné, d’une manière à peine voilée, sur la position de l’Administration américaine concernant la question de Jérusalem. Le problème, ici, parait fondamental attendu que la question qui mérite d’être posée est celle de savoir s’il existe une crise existentielle au sein de l’Union Européenne. En effet, il apparait qu’il existe un réel hiatus entre l’Europe occidentale d’une part et l’Europe centrale et orientale d’autre part. Pis encore, au moment de l’écriture de ces lignes, Bruxelles vient de  dénoncer « une violation grave et persistante » des valeurs de l’Union Européenne de la part de Varsovie. Le ton est donc clair.

Quid de la Bosnie-Herzégovine dont l’abstention a été saluée par Mme Nikki Haley ? Dans l’inconscient collectif, ce pays, sorti d’une guerre des plus meurtrières et dont une bonne partie de la population de confession musulmane cohabite avec celle chrétienne, ne peut qu’être sensible à la question palestinienne et particulièrement à celle relative au statut de Jérusalem, capitale des trois religions monothéistes.

Cependant, il y a un indice d’apparence anecdotique qui pourrait nous donner un éclairage précieux pour mieux comprendre à quoi joue Sarajevo. En effet, la Bosnie-Herzégovine a été classée récemment par le GAFI (Groupe d’Action Financière issu du G7) comme étant une juridiction non coopérative notamment à cause de soupçons en matière de blanchiment d’argent. Or, il se trouve que ce pays, se trouvant aux portes de l’Europe, est devenu, au fil des ans, une destination de choix pour les investissements qataris à telle enseigne que les médias occidentaux ont qualifié Sarajevo de « nouvel Eldorado » pour Doha. Si l’on prend en considération la dernière crise du Golfe et le blocus contre le Qatar, et si l’on prend en considération surtout les menaces de représailles d’ordre financier de D. Trump à l’égard de ceux qui vont voter contre la résolution onusienne, nous ne pouvons que nous poser la question de savoir si l’abstention bosniaque n’a pas été motivée par des considérations pécuniaires surtout avec « l’étranglement » financier de Qatar.

Cela ne veut pas dire que tous les pays qui ont été classés le GAFI se sont alignés sur la vision de D. Trump. Tout ce que nous voulons avancer ici, c’est qu’un pays comme la Bosnie-Herzégovine, pays hautement fragile, se trouve dans une posture difficile qui ne lui laisse pas de véritables marges de manœuvre lui permettant de prendre des positions affichées à l’échelle internationale.

Quant à la position de la Géorgie et de l’Ukraine, il est désormais notoire que ces pays, malgré leur voisinage européen, se positionnent comme étant des alliés de Washington notamment face à la Russie de Poutine.

 

  • Des pays africains proches du couple Etats-Unis – Israël

 

Les relations entre l’Afrique et le couple Etats-Unis – Israël sont connues de tous. Dans ce qui va suivre nous nous focaliserons sur deux aspects qui nous semblent importants.

Le premier aspect est le suivant : une bonne partie de la politique israélienne en Afrique vise à contenir l’Egypte dans sa dimension géoéconomique. Car l’Egypte, comme l’a si bien vu Homère, « est un don du Nil » et il se trouve que le Nil puise sa source dans le cœur de l’Afrique de l’Est, notamment en Ouganda (source du Nil blanc), et passe, entre-autres, par le Soudan du Sud. Ces deux pays, l’Ouganda et le Soudan du Sud, constituent  des acteurs clefs dans la stratégie israélienne d’endiguement de l’Egypte, et ce en tant qu’Etats pivots pouvant exercer une pression indirecte, voire directe, sur le Caire et sa source vitale : le Nil. Il est vrai aussi que l’Ethiopie et son projet du barrage de la « Renaissance » représente aussi une menace géoéconomique de premier ordre pour l’Egypte. Mais, il est vrai aussi qu’Addis-Abeba, la voix de l’Afrique, qui abrite le siège de l’Union Africaine a toujours pris ses distances face à Israël et à sa politique colonialiste. De ce fait, la position de Kampala et de Djouba vis-à-vis de la question de Jérusalem représente à nos yeux un message à prendre en considération avec le plus grand sérieux géopolitique.

Le second aspect est relatif aux rapprochements de certains Etats en crise des Etats-Unis. Des pays comme la Guinée-Equatoriale ou le Rwanda ont opéré depuis des années un virage géopolitique en faveur des Etats-Unis. Idem pour le Cameroun qui vit aujourd’hui une crise politique sur fond de tensions entre communautés anglophones et francophones. En réalité, le Cameroun veut, coûte que coûte, se soustraire des « ingérences humanistes » européennes qui risqueraient, selon le pouvoir en place, de remuer le couteau dans la plaie. Le vote du Togo contre la résolution onusienne (salué par Israël comme étant une décision courageuse) est lui aussi motivé par des considérations de politique intérieure : le pays, miné par une quasi-guerre civile, cherche de nouvelles alliances loin des considérations d’une Francophonie idéaliste et exigeante. Le Kenya, la République Centrafricaine, le Sierra Leone, s’ils sont loin les uns des autres sur le plan géographique, constituent des alliés de Washington et de surcroit d’un D. Trump versé dans la logique « gagnant-gagnant » d’ordre mercantiliste.

 

  • Une Amérique du Sud tiraillée entre les pro-Trump et les anti-Trump

 

Bien avant l’avènement de D. Trump, l’Amérique du Sud a toujours été tiraillée entre des régimes pro-Washington et ceux anti-Washington. Le récent vote à l’Assemblée Générale des Nations Unies montre que trois pays, à savoir : l’Argentine, la Colombie et le Paraguay se sont abstenus. Commençons par ce dernier. A sa tête se trouve M. Horacio Cartes élu en 2013. Il s’agit d’un homme d’affaires multimillionnaire qui avait pour slogan électoral « user et abuser »(sic.) appelant ainsi les investisseurs de tout bord, à « user »et à « abuser » de son pays afin de faire décoller une économie chancelante. Sous le parti Colorado (le parti au pouvoir), l’idéologie dominante à Asunción est désormais celle de l’investissement à outrance. Or, un tel appel ne peut qu’intéresser Washington qui veut tenir les rouages économiques du Continent de Bolivar.

Pour ce qui est de l’Argentine et de la Colombie, ces deux pays sont proches de l’establishment américain. Le premier constitue un allié solide à même de contrecarrer le pouvoir géopolitique régional du Brésil, le second représente un avant-poste pour les Etats-Unis leur permettant d’avoir un œil attentif sur le Venezuela. Quant au Panama, le Salvador et Haïti, ils ont été de tout temps des jalons de la présence américaine dans le cordon ombilical qui lie l’Amérique du Sud à celle du Nord. Plus précisément, pour le cas Haïtien, la  dépendance de Port-au-Prince vis-à-vis de Washington est une question de vie ou de mort.

 

  • Un axe pro-Trump dans la région de la mer de Chine

 

« Tu es la lumière de mon monde, la moitié de mon cœur… », avait chanté micro à la main M. Rodrigo Duterte, Président des Philippines lors d’un dîner offert à D. Trump à Manille le 12 novembre dernier, en marge du sommet des nations de l’Asie du Sud-Est, et le Président philippins de continuer : « Mesdames et messieurs, j’ai chanté alors que je n’y avais pas été invité, et ce, sur ordre du Commandant en Chef des États-Unis ». Les dés sont jetés : le rapprochement entre les Etats-Unis et les Philippines, après le gel durant le mandat Obama, est un état de fait. Le deal entre Trump et Duterte semble clair : les Etats-Unis fermeront les yeux sur la manière avec laquelle le régime combat les cartels de drogue (exécutions sommaires, bombardements, déplacement de populations) en revanche, les Philippines devront revoir leur rapprochement récent avec la Russie et la Chine.

Dans la stratégie de D. Trump, le plus important dans cette région du monde, c’est de contenir la puissance émergente de la Chine dont le moteur se trouve précisément en mer de Chine. A cet égard, l’abstention de Manille lors du vote à l’Assemblée Générale des Nations Unis représente un réel message de soutien pour D. Trump. Les Philippines ne pouvaient faire mieux car le pouvoir en place demeure malgré tout réaliste, et pour cause : il ne peut voter contre la résolution onusienne sans envenimer davantage ses rapports avec les populations musulmanes en proie aux groupes indépendantistes d’obédience djihadiste.

Le retour des Philippines dans les bras des Etats-Unis représente à nos yeux un élément clef pour comprendre les motivations de leur abstention lors du vote onusien. En effet beaucoup de géopoliticiens s’accordent à dire que les Etats-Unis veulent mettre en place un axe allant de Manille à Canberra ayant pour objectif premier de lutter contre le terrorisme et le crime transfrontalier mais qui vise au final à stopper la marche géopolitique chinoise. D’ailleurs, l’Australie, ce pays connu pour sa diplomatie modérée, a dû s’allier avec les Philippines, en considérant cet Etat, malgré son régime, comme étant une barrière contre les instabilités qui pourraient provenir de la région du Sud-Est asiatique au cas où il y aurait un conflit général.

 

  • Quelle(s) lecture(s) faire ?

 

Le vote de l’Assemblée Générale des Nations Unies condamnant la reconnaissance de la part de Washington de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël, ne doit pas être perçu seulement d’un point de vue juridique et ce pour une raison principale : le droit international, à lui seul, ne peut pas expliquer le monde d’aujourd’hui dans sa complexité.

Mais il y a une autre raison non moins importante : en effet, les Etats n’ont pas voté pour ou contre Jérusalem, ils ont plutôt voté pour ou contre la politique étrangère de D. Trump.

Ainsi, une lecture « géopolitique » dudit vote onusien permettrait de corroborer  des réalités généralement admises, réalités que l’on peut exposer, sans grand risque de se tromper, dans les points suivants :

  • La géopolitique du 21ème siècle est en train de se bâtir autour de deux puissances à savoir : les Etats-Unis et la Chine.
  • L’administration américaine veut contenir la puissance chinoise sur (au moins) quatre territoires : l’Asie du Sud-Est, l’Asie centrale, l’Afrique et l’Amérique du Sud.
  • Washington sait aussi qu’une alliance entre la Russie, l’Inde et la Chine ne peut qu’être chimérique et ce pour des raisons à la fois ontologiques et pratiques propres aux réalités anthropo-politiques de chaque puissance.
  • L’Europe est en train de vivre une crise intense tant au niveau identitaire qu’au niveau politique et économique. Elle ne peut plus donner au Etats tiers plus qu’elle l’a déjà fait.
  • La Russie engagée dans le Moyen-Orient ne peut le demeurer davantage attendu que son économie et ses finances sont en déphasage manifeste avec son effort de guerre.
  • La Chine veut calmer le jeu pendant au moins les vingt prochaines années pour continuer de bâtir sa « Nouvelle route de la soie ». Elle ne veut et ne peut s’engager nulle part pour l’instant. En témoigne à cet égard le discours fleuve du Président chinois Xi Jinping lors de l’ouverture du 19ème congrès du parti communiste chinois.
  • Le Monde arabo-musulman, miné par le désenchantement et le désespoir, est à la recherche fataliste d’un « sauveur » géopolitique qui ne se pressera pas pour venir vu que tout simplement il n’existe pas à l’heure de la rédaction de ces lignes.
  • L’Afrique constitue un terrain convoité par les puissances en place et les puissances émergentes, elle sera l’espace géopolitique par excellence dans lequel les plus grandes manœuvres auront lieu dans les prochaines décennies.

Que reste-t-il ? Pour terminer sur une note optimiste, nous ne pouvons que nous attacher à l’esprit et aux objectifs de la Charte des Nations Unies et militer pour qu’ils soient appliqués ergaomnes. Car même s’il est vrai que la géopolitique a ses raisons impérieuses et saugrenues, l’idéalisme onusien triomphera un jour ou l’autre, et c’est bien fort heureusement cette conviction profonde qui anime notre diplomatie nationale depuis soixante ans et ce, malgré les obstacles et les critiques.

A.Y

 

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