médecins

1500 médecins projettent de quitter la Tunisie en 2019

Lors d’un passage sur les ondes de la station radio Express Fm le lundi 25 mars, Nazih Zghal secrétaire général de l’ordre des médecins, a formulé l’urgence d’instaurer des réformes révolutionnaires, sérieuses et applicables par rapport au secteur de la santé a en Tunisie.

Le responsable a ainsi décrit le budget du ministère de la santé comme étant très faible, en comparaison des demandes du secteur comme l’injection de fonds importants pour appliquer l’article 32 de la constitution et qui prône la santé accessible pour tous.

M.Zghal a estimé que le problème principal dont souffrait actuellement le secteur de la Santé, était du principalement au manque de financement.

Il a en outre, déploré le départ en masse de médecins à l’étranger en déclarant : « durant les années 2017-2018, il y a eu 4000 départs entre médecins et cadres paramédicaux à l’étranger ou à la retraite sans être remplacés».

Il a ajouté que 1500 médecins projettent de quitter le secteur de la santé en 2019 et que pour faire face à cette pénurie, le ministère de la santé projette de recruter près de 1000 médecins.

Vendredi dernier, les participants au débat participatif sur les mesures urgentes en faveur du secteur de la santé publique ont été unanimes quant à la nécessité de repenser le système de financement, d’instaurer une bonne gouvernance et d’améliorer la gestion des ressources humaines pour une remise à niveau des établissements hospitaliers.

Nozha Moussa, directrice des ressources humaines à la direction générale des services communs au ministère de la santé, avait fait savoir que le nombre du personnel médical n’avait pas évolué, contrairement au nombre du personnel administratif entre 2010 et 2018, déplorant le départ massif notamment des médecins spécialités universitaires et sanitaires et le désintérêt des médecins généralistes.

Elle a également pointé la démotivation, les absentéismes et les interruptions du service hospitalier, faisant savoir que 86450 congés de longue durée et 6000 absences irrégulières ont été enregistrées en 2018.

Mohamed Hédi Souissi, secrétaire général du syndicat des médecins, des pharmaciens et des dentistes de la santé publique, avait estimé de son coté, que les conditions de travail défavorables dans les établissements publics étaient à l’origine de ce désintéressement, ce qui poussait, selon lui de nombreux médecins à quitter le pays.

S.N

A voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A ne pas manquer