Photo : Agence TAP

26 morts dans l’accident d’Ain Snoussi

Le nombre des victimes de l’accident de bus touristique à Ain Snoussi a été porté à 26, a annoncé le ministère de la Santé. Le nombre des blessés s’élève à 18. Depuis plusieurs années, l’OMS et les représentants de la santé en Tunisie mettent en garde les responsables politiques et la société civile contre l’insécurité routière particulièrement patente en Tunisie.

Les victimes se trouvaient à bord d’un autocar qui est tombé dans une rivière après avoir heurté une barrière de fer, a annoncé le ministère de l’Intérieur. L’accident s’est produit dimanche à 10h55 dans le gouvernorat de Beja au niveau de la route entre Adoun et Ain Drahem.

Les blessés de l’accident se trouvent, selon la TAP, dans un état stable et deux d’entre eux seront libérés lundi, a annoncé le ministère de la Santé.

Les dix-huit blessés reçoivent maintenant des soins médicaux dans plusieurs établissements, notamment les hôpitaux Charles Nicole et Rabta, ainsi que l’hôpital El Kassab à Manouba, a indiqué à TAP Chokri Nafti, responsable au sein du ministère. « L’hôpital Charles Nicole a commencé à rendre les corps aux familles dimanche soir après que les rapports médico-légaux et l’identification des victimes ont été finalisés », a ajouté M. Nafati.

Cet accident lourd en pertes humaines a suscité une grande colère en Tunisie, où les citoyens s’inquiètent de plus en plus de l’incurie des chauffeurs routiers et du manque de sensibilisation concernant la sécurité routière. Le pays est d’autant plus endeuillé que l’accident survient après d’autres tout aussi tragiques, qui ont notamment touché des travailleuses agricoles et des jeunes, comme cela a été le cas l’année dernière sur la route reliant Médenine à Matmata, rappelle Webdo.

Le nombre de victimes de l’insécurité routière en Tunisie en augmentation chaque année

Un séminaire organisé en 2013 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aux côtés du ministère de l’Intérieur, le ministère de la Santé, l’Association tunisienne de la protection routière (ATPR) et la Fédération tunisienne des Sociétés d’Assurances (FTUSA) avait déjà mis en lumière la très mauvaise situation de la sécurité routière en Tunisie. Tous avaient ainsi évoqué à cette occasion « l’absence d’une stratégie nationale et d’un organisme chargé de coordonner et planifier les interventions en matière de sécurité routière ».

En Tunisie, bien que des campagnes de sensibilisation soient organisées périodiquement et que des associations se mobilisent en matière de lutte contre les accidents de la route, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter d’une année à l’autre, selon les participants à ce séminaire. Pour cette raison, ces derniers avaient lancé un appel urgent en faveur de la mise en place d’une stratégie nationale de prévention routière et d’une meilleure planification de l’action nationale en la matière.

Les accidents de la route coûtent à la Tunisie plus de 1500 morts et 13 000 blessés par année. « Les accidents de la route sont l’une des premières causes de morbidité chez les 44-50 ans et la première chez les 15- 20 ans » avait précisé un représentant du ministère tunisien de la Santé, qui a insisté sur la gravité de ce fléau qui affecte une population active et ralentit donc le développement du pays.

Avec TAP

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