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A Tunis, quatorze ministres européens et africains se rencontrent pour élaborer une stratégie de lutte commune contre la migration clandestine

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Cette semaine, quatorze ministres de pays européens et africains, concernés par la crise de la migration illégale, se sont rencontrés à Tunis pour discuter des moyens de lutte possible contre ce fléau, en évoquant ses motifs potentiels.
Selon le site Breitbart.com, les ministres ont convenu de renforcer leur collaboration et d’établir une stratégie commune afin de limiter les risques de la migration et du trafic des êtres humains.

Il s’agit de la deuxième réunion des pays européens et africains concernés, qui ont cette fois focalisé sur la Libye, étant le pays nord-africain le plus instable par lequel la majorité des migrants passent pour atteindre l’Europe. Selon le ministre français de l’Intérieur Gerard Collomb, «95% des migrants qui traversent la mer vers l’Europe proviennent de la Libye ». Dans ce cadre, Collomb a déclaré : « Tant qu’un gouvernement stable n’est pas en place, le contrôle de ce flux ne peut être assuré ».

Parallèlement, en France, la réunion récente du maréchal Khalifa Haftar et du chef du gouvernement de l’Union nationale libyenne Fayez al-Sarraj donne beaucoup d’espoir pour un début de solution concrète en Libye.

Néanmoins, les chiffres demeurent alarmants. D’après l’Organisation internationale pour la Migration, près de 84 000 migrants sont arrivés en Italie par voie maritime au premier semestre de 2017, enregistrant une augmentation de 20% par rapport à la même période l’an dernier.
La déclaration finale de la réunion a indiqué qu’un engagement mondial pour résoudre la crise est nécessaire, avec responsabilité et dans un esprit de solidarité.

« Il n’y a pas de solution magique. Aucune nation ne peut, à elle seule, s’occuper du flux migratoire et aucune nation n’est à l’abri », a estimé le ministre italien de l’Intérieur Marco Minniti après la réunion, soulignant l’importance d’une stratégie commune.
Pour sa part, le commissaire européen aux Migrations et Affaires Etrangères Dimitris Avramopoulos a assuré que « l’Europe n’est pas une forteresse, mais il faudrait suivre les procédures légales de l’immigration et passer par les créneaux officiels ».

Notons enfin que l’aide publique au développement a été évoquée comme un pilier de la lutte contre les causes profondes de la migration. La déclaration a souligné la nécessité de créer plus d’opportunités dans les pays africains, tout en appuyant les autorités frontalières.

N.B

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