Abir Moussi, candidate à la présidentielle 2019, souhaite mettre en place un régime présidentiel fort. Photo : AFP

Présidentielle 2019 : Abir Moussi veut un régime politique présidentiel

La candidate à la présidentielle du Parti Destourien Libre, Abir Moussi, a présidé lundi une réunion à Kébili dans le cadre de sa campagne électorale. Elle s’est engagée, si elle était élue, à « changer la Constitution et le système politique actuel » qui, selon elle, a affaibli par son hybridité les institutions de l’Etat. La candidate prône un retour au régime présidentiel.

Mme Moussi a souligné que son programme électoral visait surtout à renforcer la sécurité nationale afin de faire de la Tunisie un pays stable et une destination attrayante pour les investissements étrangers. « L’objectif est de remédier à la crise de l’emploi, de créer de la richesse et de réduire l’endettement de la Tunisie », a-t-elle expliqué, citée par l’agence TAP. En matière de diplomatie, l’avocate a dit souhaiter un rétablissement des relations avec la Syrie et un renforcement de la diplomatie économique avec les pays africains, la Libye et l’Algérie.

Parcours et prises de position

Le 12 janvier 2010, Abir Moussi a été nommée secrétaire générale adjointe chargée de la femme au sein du parti de l’ancien régime. Elle rejoint, suite à la révolution et la dissolution du RCD, le Mouvement destourien fondé par l’ancien Premier ministre Hamed Karoui. Le 13 août 2016, Moussi est nommée présidente du Mouvement destourien rebaptisé « Parti destourien libre ». Souvent qualifiée de parti d’extrême droite, cette formation politique réunit les sympathisants de l’ex-RCD.

Moussi prend ainsi le leadership politique des nostalgiques de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali, sous lequel selon elle « il n’y avait ni chômage ni pauvreté ». La révolution qui l’a fait tomber est par ailleurs, selon l’avocate, « un complot des Européens et des sionistes ». Elle ne reconnaît donc pas les dispositions de la Constitution de 2014 et prône l’établissement d’un régime présidentiel fort.

Bien que se déclarant « personnellement » en faveur de l’égalité des sexes en matière d’héritage, elle s’oppose au projet de sa mise en œuvre, jugeant que celui-ci, en étendant les droits aux enfants nés hors mariage, représente une atteinte à l’institution de la famille.

N.B.

A voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A ne pas manquer