CEOs

Afrique : 70% des CEOs ont confiance dans l’avenir économique du continent

Quelque 73 % des CEOs d’entreprises africaines ou menant des activités en Afrique ont exprimé leur confiance dans l’avenir économique du continent. C’est ce que révèle le premier Baromètre du cabinet Deloitte dédié au secteur privé africain et réalisé en partenariat avec Jeune Afrique Media Group, qui a été rendu public le 25 mars 2019 en marge de la septième édition de l’Africa CEO Forum qui s’est tenu à Kigali, au Rwanda.

L’enquête, qui a été menée auprès de plus de 120 dirigeants d’entreprises africaines pour recueillir les détails de leur perception des enjeux et des défis à tenir en Afrique, a abordé six thèmes majeurs qui encadrent la vie et les perspectives de développement des entreprises implantées en Afrique : stratégie, gouvernance d’entreprise, financement, innovation, responsabilité sociale des entreprises (RSE) et les talents.

La Tunisie parmi les pays les plus attractifs

Selon l’étude, deux tiers des décideurs ont fait valoir leur souhait d’investir davantage dans l’espace africain et envisagent pour la plupart d’étendre leurs activités à l’international.

D’après Deloitte, « cette vitalité économique est notamment portée par la création du marché unique africain, identifiée par 80 % des répondants comme un levier de croissance et une opportunité de développement, ainsi que par les accords liés à la création de la Zone continentale de Libre Échange Continentale (ZLEC) », explique le magazine Zoom Eco. Par ailleurs, 85 % des CEOs ont déterminé, en les formalisant, des plans stratégiques pour le développement de leurs activités. Jeune Afrique explique que dans ce contexte, dix pays se révèlent particulièrement attractifs : la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Kenya, L’Ethiopie, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie.

Selon Zoom Eco, seuls 9 % des CEOs identifient la concurrence comme un obstacle à la mise en œuvre de leur stratégie de développement, démontrant ainsi la confiance dans les opportunités de croissance et de développement de leurs activités sur le continent.

Trois obstacles

Mais le baromètre Deloitte montre aussi que l’environnement économique parfois complexe peut affecter structurellement les entreprises. Les dirigeants africains estiment ainsi que le climat des affaires, la sécurisation des ressources humaines et les contraintes financières constituent les trois obstacles majeurs à surmonter pour « déployer et concrétiser leur plan stratégique avec des résultats tangibles à court terme », explique le magazine Zoom Eco.

Pour prendre en charge ces défis importants et les relever, Deloitte indique que « les dirigeants africains veulent renforcer l’agilité de leur organisation à travers l’expérimentation de solutions concrètes, type proof of concept, avant leur déploiement à plus grande échelle et à travers la mesure concrète de chaque action menée ».

Dès lors, la diversification géographique et la conception de nouveaux modèles économiques de développement constituent pour les dirigeants une réponse stratégique à ces défis.

De son côté, le magazine Jeune Afrique souligne que la révolution technologique, « qui bouleverse le paysage économique des entreprises africaines », apparaît comme un « élément central de leur stratégie pour l’année à venir et un levier de croissance considérable ». La rapidité et l’agilité sont ainsi devenues des défis majeurs conditionnant la réussite des stratégies d’entreprise, afin de s’adapter à l’écosystème externe et de rester compétitives. « Toutefois, si 60 % des entreprises reconnaissent l’impact de cette révolution, le continent souffre d’une grande disparité dans l’intégration de ces nouvelles technologies », analyse encore Jeune Afrique, ajoutant qu’un peu plus de la moitié des entreprises interrogées « a certes intégré des applications mobiles dans ses activités quotidiennes, mais moins de 10 % d’entre elles travaillent à des solutions liées à la blockchain ou à la robotique par exemple ».

Méthodologie d’enquête

L’enquête comprenant 50 questions a été réalisée et envoyée à une sélection de CEOs identifiés en fonction de leur pays d’origine, du secteur de l’entreprise qu’ils dirigent, de son chiffre d’affaires, de sa taille et de ses spécificités. Plus de 120 dirigeants d’entreprise y ont pris part, avec une répartition géographique équilibrée.

La majorité des CEOs dirigent des entreprises qui opèrent dans plus de 5 pays. En matière de chiffre d’affaires, un tiers de ces entreprises réalise un chiffre d’affaires compris entre 10 et 50 millions d’euros et plus de 40 % d’entre elles ont un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros.

Les données collectées ont ensuite été traitées afin d’identifier les principales tendances des perceptions des PDG africains et de les mettre en perspective avec le contexte économique, politique et social qui prévaut actuellement sur le continent.

Parallèlement, des entretiens individuels ont été menés avec des cadres de Deloitte, experts de chacun des six thèmes, afin d’approfondir l’analyse et de comparer les constats et les leçons tirées par l’équipe.

N.B., avec Zoom Eco et Jeune Afrique

A voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A ne pas manquer