figues
Figue de Djebba

Une AOC internationale pour les figues et l’huile d’olive tunisiennes

Lamia El Kateb, responsable de l’Académie nationale de la propriété intellectuelle a déclaré que «Les Figues de Djebba et l’Huile d’olive de Teboursouk vont bénéficier d’une protection à l’échelle internationale, dès le début de 2019».

Selon la responsable, cette protection est assurée conformément à l’Arrangement de Lisbonne pour la protection internationale des appellations d’origine, dont la Tunisie est membre depuis 1973.

Ainsi, pas moins de sept nouvelles appellations d’origine vinicole tunisiennes,  étaient déjà enregistrées à l’international.

“En Tunisie, il existe actuellement 14 Indications Géographiques (IG) enregistrées. Il s’agit de 9 Appellations d’origine contrôlées (7 AOC Vins, 1 AOC fruit : Figues de Djebba et 1 AOC Huile d’olive de Teboursouk) et de 5 Indications de Provenance (Pomme de Sbiba, Grenade de Gabès, Huile d’olive de Monastir, Deglet Ennour Tunisienne, Menthe “El Ferch”) ” a souligné Mme El Kateb qui a également ajouté que la protection des Indications Géographiques à l’international constituait le meilleur moyen pour protéger le producteur, améliorer la compétitivité des produits nationaux et maintenir les gens dans leurs régions. «Notre objectif, c’est d’avoir au moins une appellation protégée par région »  selon ses propos.

Lotfi Ben Mahmoud et Mahassen Gmati, représentants de la Direction générale de la production agricole (DGPA) ont estimé de leur coté, que ” l’Indication Géographique est un droit de propriété intellectuelle, collectif (réservé aux producteurs du territoire concerné). Elle assure de ce fait, la protection contre la concurrence déloyale”.

Les intervenants ont par ailleurs  considéré que “les indications géographiques constituaient un outil de développement local qui permet de protéger les patrimoines locaux, de redynamiser les territoires, de maintenir ou développer des activités économiques et de créer de l’emploi “.

Parmi les contraintes au développement des indications géographiques, le faible niveau d’organisation des producteurs et de communication sur les IG, l’absence de système de contrôle et de certification et la faible coordination entre les acteurs des filières à l’échelle territoriale et nationale.

Ils ont ainsi, recommandé d’engager des études de caractérisation des produits “IGéables” sur la base de l’inventaire des produits de terroirs déjà élaboré et de mettre en place une structure centrale dédiée à la gestion et la promotion des IG au sein du ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, avec des antennes régionales au niveau des CRDA “.

S.N

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