l'Autorité palestinienne

Arrêt des financements australiens à l’Autorité palestinienne

Le gouvernement australien a fait savoir lundi qu’il arrêterait d’apporter des financements à l’Autorité palestinienne, affirmant par l’intermédiaire de sa ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, sa volonté de s’assurer que les aides apportées ne soient pas injectées dans des aides à des « Palestiniens reconnus coupables de violences politiques » que « l’Australie ne soutiendra jamais ». L’ambassadeur palestinien en Australie, Izzat Abdulhadi, a exprimé sa « profonde préoccupation » face à une décision non « basée sur des preuves » mais davantage sur « des spéculations et des accusations dénuées de tout fondement ». La ministre australienne a elle justifié cette décision par le fait que « toute assistance fournie par l’Organisation de libération de la Palestine aux personnes reconnues coupables de violences politiques est un affront aux valeurs australiennes et sape la perspective d’une paix véritable entre Israël et les Palestiniens ».

« Le gouvernement australien a, une fois de plus, tenu pour responsable un seul des deux côtés, le plus faible, le plus démuni »

A quoi M. Abdulhadi a rétorqué vivement qu’en invoquant des préoccupations de paix et de sécurité « tout en ignorant le projet colonial toujours croissant d’Israël », le gouvernement australien « a, une fois de plus, tenu pour responsable un seul des deux côtés, le plus faible, le plus démuni ».

L’annonce australienne intervient alors que venait d’être adoptée par le parlement israélien une loi prévoyant de tarir les fonds transférés par l’Autorité palestinienne aux familles de détenus palestiniens. Une loi qui a été qualifiée par Saëb Erakat, secrétaire général de l’OLP, de « dangereuse », d’« acte de piraterie », de « vol qui revient à vouloir supprimer l’Autorité palestiniennne ». Les allocations concernées par la loi adoptée par Israël sont versées par l’Autorité palestinienne aux familles de détenus en fonction de la peine qui leur a été infligée par la justice israélienne. Le blocage de ces fonds par l’Etat hébreu a également été dénoncé par des députés de l’opposition israélienne, la Liste Arabe Unifiée et le Meretz, car la question des prisionniers politiques est parmi les plus sensibles et les plus débattues dans le conflit israélo-palestinien. La majorité des familles palestiniennes ont en effet eu au moins un proche détenu depuis l’occupation par Israël des territoires palestiniens en 1967.

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