7 juillet 2005 : Londres durement touchée par une série d’attaques terroristes

7 juillet 2005 : Londres durement touchée par une série d’attaques terroristes

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Il y a 13 ans jour pour jour a eu lieu une série d’attaques terroristes sanglantes à Londres où quatre explosions, dont trois quasi-simultanées, ont touché les transports en commun, faisant 56 morts et 700 blessés. Ce sont trois stations de métro et un autobus qui ont été le théâtre de ce quadruple attentat survenu la veille de la désignation de Londres par le Comité international olympique pour les Jeux olympiques d’été de 2012 et le jour même de l’ouverture du 31e sommet du G8 en Ecosse. Commises par quatre jeunes islamistes britanniques, ces attaques terroristes ont suscité des accusations de négligences portées à l’encontre de la police et des services secrets britanniques qui n’ont pas réussi à mettre en échec les projets d’attentats des kamikazes Mohammad Sidique Khan et Shehzad Tanweer, « tous deux sous surveillance depuis 2004 » selon Franceinfo. D’autres sources indiquent toutefois qu’ils étaient inconnus des services de police. Cinq jours après le jeudi noir de Londres, Scotland Yard déclare avoir identifié les quatre suspects grâce aux enregistrements d’une caméra de surveillance de la gare de King’s Cross : il s’agit de quatre islamistes britanniques âgés de 18 à 30 ans. En septembre, une vidéo dont une séquence a été montrée par la chaîne al Jazeera laisse à supposer, sans toutefois le prouver formellement, qu’al-Qaïda pourrait être derrière cette action terroriste de grande ampleur.

Durcissement de la politique de surveillance britannique

Ces attentats, parmi les plus sanglants à avoir été commis sur le sol européen, ont provoqué un climat de suspicion et conduit les autorités britanniques à mettre en place une politique de lutte antiterroriste doublée d’une stratégie de « déradicalisation » destinée à des individus soupçonnés d’adhérer à l’idéologie jihadiste. Un programme nommé « Prevent » a par exemple été déployé par le gouvernement britannique pour identifier les espaces où des idéologies jihadistes et extrémistes pourraient progresser. Ce programme a été l’occasion pour les autorités britanniques de mettre en place une politique de surveillance accrue destinée à la communauté musulmane au sein de laquelle les sermons des imams, les échanges de mails, les appels téléphoniques et les activités sur les réseaux sociaux sont jusqu’à aujourd’hui scrutées de près. « Prevent » était aussi censé aider les jeunes personnes en phase de « radicalisation » à réussir leur intégration sociale. Mais une étude publiée en octobre 2016 par l’Open Society Justice Initiative, ONG basée aux Etats-Unis, a conclu que la stratégie de « Prevent », en plus d’être contre-productive, bafouait les droits fondamentaux des jeunes musulmans britanniques et instaurait au sein de la société britannique un climat de tension et de suspicion permanentes entre les différentes communautés.

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