Baromètre africain

Baromètre africain de la corruption en Tunisie

Max Gallien, chercheur anglais spécialisé en économie politique sur l’Afrique du Nord, vient de poster des cas d’étude issus d’un baromètre africain sur la corruption en Tunisie.

Ce baromètre, élaboré par une équipe ayant interviewé un échantillon de 1200 personnes adultes entre les mois de mai et avril 2018 avec une marge d’erreur de 3% sur 95% en terme d’indice de confiance, révèle pas mal de faits intéressants selon le chercheur.
Le tableau ci-dessous, prouve par exemple, des cas de paiements de pots-de-vin quotidiens auxquels la Tunisie est confrontée. Répertoriés par secteurs, ces actes de corruption à grande échelle où la police figure en première et en seconde positions (pour éviter les problèmes et même pour avoir recours à l’assistance des forces de l’ordre). Vient ensuite les secteurs de l’assurance, de l’administration publique, de la médecine, des travaux ménagers etc.

Autre surprise et pas des moindres selon l’auteur des posts : Un tableau montrant une corruption proportionnelle, selon le revenu des individus. En d’autres termes, plus vous êtes riches, plus vous aurez recours à la corruption pour éviter de payer des taxes, de passer devant la cour ou encore d’enregistrer « des terres qui ne vous appartiennent pas», en toute légalité.

De plus, la plupart des Tunisiens pensent que si les citoyens ordinaires peuvent lutter contre la corruption, ils ne le feront qu’au prix d’un risque élevé de représailles. Dans le tableau ci-dessous intitulé « Le rôle des citoyens dans la lutte contre la corruption», 60% des sondés estiment que les gens ordinaires rapportant des actes de corruptions pourraient en subir les conséquences, contre 59% qui croient que combattre ce fléaux n’aurait aucun effet.

Enfin, Max Gallien ne manque pas de rappeler quelques faits saillants issus de rapports d’enquête dans un tableau baptisé «Qui est corrompu ? ». Selon la perception des sondés, les membres du gouvernement viennent en première position, suivis des parlementaires, des hommes d’affaires, des conseillers du gouvernement…

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