Un bloc parlementaire tunisien exige l’ouverture d’une enquête sur le financement présumé...

Un bloc parlementaire tunisien exige l’ouverture d’une enquête sur le financement présumé du Qatar du terrorisme au nord de l’Afrique

0
PARTAGER

Selon Ahmed Mesmari, porte-parole de l’armée libyenne, un colonel qatari aurait agi depuis la Tunisie pour financer le terrorisme en Libye et au nord de l’Afrique. Ces accusations ont été diffusées en direct lors d’une conférence de presse le 7 juin 2017.
Par ailleurs, un bloc parlementaire tunisien a demandé une enquête sur le prétendu transfert de sommes importantes depuis le Qatar pour financer des activités illégales en Tunisie et à l’étranger par le biais d’institutions relevant du système bancaire tunisien.
Dans une note écrite, le Bloc a demandé au ministre intérimaire des finances de fournir des réponses basées sur une enquête menée auprès de la Banque centrale de Tunisie, de la Banque de l’Habitat et du Comité d’analyse financière de la Banque centrale.

Le Bloc indépendant a insisté pour que l’affaire soit rapidement renvoyée à la magistrature si les enquêtes concluraient qu’il y avait bien eu des activités criminelles suspectes.

« Nous ne pouvons pas ignorer qu’il existe des forces qui soutiennent les extrémistes et les terroristes et les envoient dans les zones de conflit, ce qui implique l’existence de gros fonds qui ont servi à financer le processus », a déclaré Mohamed Troudi, député du bloc libre, jeudi dernier, selon gulfnews.com.

Il a ajouté : « La situation s’est encore cristallisée à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre plusieurs pays arabes (à l’instar de l’Arabie Saoudite et de l’Egypte) avec le Qatar et l’émergence de la position internationale sur le rôle suspect du pays dans le soutien du terrorisme dans la région arabe, qui devrait être étudiée en vue de la présence de plusieurs associations qui reçoivent d’énormes fonds de Doha « .

Par ailleurs, les rapports ont évoqué des dizaines de milliards de dollars qui auraient servi à financer des activités illégales.
Mohamed TROUDI a enfin lancé un appel au gouvernement, qui a déclaré une guerre acharnée contre la corruption, en ces termes : « Nous appelons directement le gouvernement à lancer une enquête et à … déterminer les responsabilités et identifier les réseaux qui travaillaient activement à impliquer l’Etat et des tunisiens dans des actes contre les efforts des institutions de l’Etat pour atteindre le progrès économique et la stabilité politique « .

Selon les rapports, les fonds ont été transférés du Qatar par l’intermédiaire d’un général retraité et installé en Tunisie. Le porte-parole de l’armée libyenne a déclaré que ce colonel qui opérait dans le service de renseignement avait transféré des fonds de son compte depuis une banque à Tunis à une banque à Tataouine dans le sud du pays, près des frontières libyennes, d’où Ils seraient introduits via la contrebande en Libye et utilisés pour soutenir les terroristes.

De son côté, Sofian Selliti, premier assistant du procureur à Tunis, a déclaré que l’affaire impliquant les ressortissants tunisiens et qataris dans des « activités financières suspectes » était en cours d’enquête depuis 2014. « La déclaration récente du colonel libyen Ahmad Al Mesmari selon laquelle un colonel nommé Salim Ali Al Jarboui a transféré des fonds depuis la Tunisie vers la Libye pour soutenir les groupes terroristes fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis 2014 », a-t-il indiqué samedi à la TAP.

A propos, Selliti a précisé : « Le parquet a autorisé le lancement d’une enquête puisque le gouverneur de la Banque centrale, à la tête du Comité de l’analyse financière, a appris qu’un citoyen qatari avait reçu un virement financier de la banque de l’Habitat à Tataouine d’environ huit millions de dinars tunisiens et a retiré 550 000 euros [2,26 millions de dirhams] de son compte bancaire.  »
Selon lui, cinq personnes, quatre tunisiens et un qatari, font l’objet d’une enquête sur les accusations de blanchiment d’argent et financement à des personnes et groupes impliqués dans des activités terroristes.

N.B

Pas de commentaires

Laisser un Commentaire