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Khaled DESOUKI / AFP

CAN 2019 : zoom sur les favoris et outsiders

Pays hôte de la première Coupe d’Afrique des Nations à 24 équipes, l’Egypte, qui compte Mohamed Salah parmi ses joueurs, sera l’une des grandes favorites de cette 32e édition, où le Sénégal et le Maroc font eux aussi figures de candidat à la victoire finale, estime France TV Sport.

« Expérience, régularité, ferveur populaire et  Mohamed Salah : sur le papier, l’Egypte a tout du favori N°1 de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019″, assure le média français France TV Sport. « Mais la pression sera grande sur les épaules des Pharaons, pour une CAN aux enjeux aussi bien politiques que sportifs. Dans un pays porté par la culture ultra mais où le football est soumis à l’appareil sécuritaire depuis la révolution de 2011 et la tragédie de Port-Saïd en février 2012 (74 supporters avaient perdu la vie dans des échauffourées à l’issue d’une défaite d’Al-Ahly contre l’équipe locale d’Al-Masry), cette Coupe d’Afrique des Nations à domicile sera l’occasion pour le public égyptien de s’enflammer de nouveau. »

La Tunisie et le plafond de verre

La Tunisie est, elle, comptée parmi les « outsiders ». 2006, 2008, 2012, 2015, 2017… Depuis son sacre en 2004, l’histoire se répète « inlassablement » pour la Tunisie, « incapable depuis quinze ans d’aller plus haut que les quarts de finale ». « Un plafond de verre que le sélectionneur Alain Giresse, arrivé en novembre dernier et qui disputera sa cinquième CAN, espère bien briser », estime France TV Sport. « Il y a un palier à franchir, que tout le monde attend en Tunisie : passer le cap des quarts de finale », confiait l’ancien milieu français à BeIN Sports il y a un mois. « On a l’espoir d’atteindre le dernier carré. »

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En tête de son groupe de qualifications, capable de battre l’Egypte durant les éliminatoires ou la Croatie en amical il y a dix jours, la Tunisie affiche ses ambitions pour cette CAN, assure France TV Sport. L’équipe tunisienne pourra ainsi compter sur Wabhi Kazhri ou encore Naïm Sliti, « meilleur buteur des Aigles de Carthage durant les éliminatoires avec 4 buts ».

Le Sénégal : un challenger

Considérés comme des challengers cette année, les Lions de la Teranga iront en Egypte avec l’ambition de donner une suite aux épopées inachevées de 2002, où ils s’étaient inclinés en finale de la CAN avant de rentrer du Mondial au Japon et en Corée du Sud avec un statut de quart de finaliste. « C’est justement l’ancien capitaine de cette génération dorée, Aliou Cissé, qui est devenu le chef d’orchestre d’une équipe qui enchaîne les désillusions depuis son arrivée. Sortis aux tirs aux buts par le Cameroun il y a deux ans après un match dominé de bout en bout, éliminés dès le premier tour du Mondial 2018, les Lions de la Teranga ne se sont pas encore offerts une compétition référence sous le mandat Cissé. »

Première nation africaine au classement Fifa (22e), le Sénégal peut aujourd’hui compter sur une « colonne vertébrale sans comparaison possible en Afrique », poursuit le média sportif français. « Le Sénégal n’a jamais été aussi proche d’un sacre continental », a confié fin mai le sélectionneur Aliou Cissé.

Le Maroc « veut revenir sur le devant de la scène »

Le Maroc, lui aussi considéré comme un « challenger » cette année, a connu une élimination frustrante au premier tour du Mondial 2018, où les les Marocains avaient impressionné par leur style de jeu et leur collectif, pour finalement quitter la Russie. « Mehdi Benatia, Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui, Younes Belhanda ou encore Sofiane Boufal auront de quoi régaler, sans oublier Hakim Ziyech, éblouissant avec l’Ajax cette saison et qui sera l’un des joueurs les plus attendus de cette édition », indique ainsi le média français.

Placés dans un groupe C piégeux aux côtés de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique du Sud et de la Namibie, les Marocains devront résoudre leurs « problèmes d’efficacité offensive pour espérer entrevoir rapidement les huitièmes de finale ». Un défaut déjà remarqué en Russie l’été dernier et qui les a de nouveau « plombés » lors des matches de préparation perdus face à la Gambie (0-1) et à la Zambie (2-3). L’attaque de l’équipe marocaine espère briller pour « emmener les Lions de l’Atlas sur le toit de l’Afrique pour la première fois depuis 43 ans ». France TV Sport estime qu’avec Hervé Renard à leur tête, seul entraîneur à remporter la CAN avec deux nations différentes (la Zambie en 2012, la Côte d’Ivoire en 2015), les Marocains auraient tort de ne pas y croire.

L’Algérie « en quête de stabilité »

Avec la Tunisie, ce pays est considéré comme un outsider cette année… En effet, « huit sélectionneurs en sept ans, une piteuse élimination au premier tour de la dernière CAN avant de manquer le coche lors des qualifications pour le Mondial 2018…Ces dernières années ont été tourmentées du côté de l’Algérie ».

Entre « prestations séduisantes » et matches « poussifs », la sélection alterne le bon et le moins bon mais ira en Egypte avec une génération « pleine de promesses ». Aux côtés de joueurs expérimentés Riyad Mahrez, Sofiane Feghouli, Yacine Brahimi ou Aissa Mandi, des petits nouveaux poussent à la porte, comme Youcef Atal, « brillant avec Nice cette saison », ou le milieu d’Empoli Ismael Bennacer, relégué en Serie B mais « déjà sur les tablettes de nombreux clubs européens ». Sans oublier Baghdad Bunedjah, 27 ans et auteur de 41 buts en 28 matches cette saison avec le club qatari d’Al Sadd. « Si l’alchimie opère, l’Algérie pourrait représenter l’un des épouvantails de cette édition. Et rien de mieux qu’un joli parcours chez le rival égyptien pour refaire des Fennecs une nation qui compte sur le continent », analyse France TV Sport.

N.B., avec France TV Sport

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