touristes algériens
© Sputnik . Natalia Seliverstova

Chiffre record de 2 millions de touristes algériens en Tunisie

«Le nombre de touristes algériens vient de dépasser le nombre record de 2 millions de visiteurs en Tunisie  et ce, sur les dix premiers mois de 2018» a déclaré Moez Kacem, expert international en tourisme, dans une entrevue avec le journal en ligne Sputnik.

En effet, le responsable a expliqué que le marché du tourisme algérien en Tunisie était en progression continue, avec une courbe ascendante depuis 2011. «Aucune régression n’a été enregistrée depuis, ni même aucune stagnation. Mieux, alors que la Tunisie a été frappée, en 2015 et 2016, par une série d’attentats, les algériens continuaient d’affluer de plus belle» a-t-il souligné.

Nos voisins algériens auront ainsi sauvé à maintes reprises la saison touristique en Tunisie. Plusieurs raisons ont contribué à attirer les touristes algériens dont le nombre ne cesse de croitre depuis 2011.

La première, étant le résultat d’un changement de stratégie, adoptée par le secteur quand les européens se sont détournés du marché tunisien. M. Kacem invoque des raisons tarifaires : « Les barrières d’entrée par tarifs, jadis peu favorables aux touristes algériens mais aussi tunisiens (qui n’étaient considérés qu’une niche de marché), ont été revues à la baisse. L’offre tarifaire est ainsi devenue plus en concordance avec le pouvoir d’achat des Algériens, et des tunisiens, notamment par rapport aux packages familiaux. À cela, il faut rajouter la facilité de déplacement par voie terrestre pour les algériens, qui rentre aussi dans la facturation du coût du séjour».

Parmi les autres raisons qui ont amené les algériens à choisir la Tunisie comme étant leur destination préférée, le recours au marché informel de change de la part des Algériens pour compenser une allocation touristique et l’absence de taxe locative.

Des pays comme le Maroc ou la Turquie, demeurent assez difficiles d’accès pour les algériens souligne M. Kacem en précisant dans ce sens : «Pour le Maroc, la fermeture des frontières terrestres depuis 1994, mais aussi un rapport qualité/prix plus élevé, opèrent comme barrière à l’entrée, barrière infranchissable pour beaucoup d’Algériens. La Turquie, elle, a bien essayé d’attirer le marché algérien, sans succès. D’abord en raison de l’exclusivité du transport aérien comme voie d’accès, ce qui se traduirait par un coût important vu les taux de change, d’autant plus que le prix du billet représente, à lui seul, 40% du coût des offres en mode package».

Comparant les offres locales algériennes au marché tunisien, l’expert en tourisme précise qu’il n’ya pas photo puisque les première ne correspondent pas aux attentes des algériens (manque d’infrastructures hôtelières, considérations liées aux libertés individuelles beaucoup plus souples sur les plages tunisiennes).

S.N

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