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Pour la Chine, la Tunisie possède tous les atouts pour devenir « pays de médiation » de la Nouvelle route de soie

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La semaine dernière, a eu lieu avec succès la 5ème édition de « Tunisie-Chine : un partenariat pour l’avenir » lors de laquelle trois accords dans les domaines du commerce, de la technologie et des finances ont été signés.

La signature de ces accords a été saluée par les observateurs et par Ahmed Bouzguenda, président de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) et organisateur du forum. Pour Benzguenda, établir de nouveaux partenariats est aussi importantque de consolider ceux qui existent déjà, principalement avec les pays de l’Union Européenne.

La Nouvelle route de soie, appelée aussi « la Ceinture et la Route » (Belt and Road), est un projet colossal et une priorité diplomatique pour la Chine lancé à l’automne 2013 sous la présidence de Xi Jinping. A la base, l’initiative devrait englober 68 pays, mais il est probable que la Chine, en période de transition économique et diplomatique, l’étende sur plus de pays comme la Tunisie.
Selon le site News.xinhuanet.com, la Chine cherche constamment à renforcer sa présence en Afrique et relier ses pays à son réseau commercial et à son réseau d’infrastructure. « La Tunisie pourrait, en ce sens, trouver sa place sur cet axe en raison de sa position géographique et commerciale avec l’Europe et de son ouverture sur l’Afrique », a déclaré Bouzguenda.

Pour sa part, le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale,Mohamed FadhelAbdelkefi,a affirmé à Xinhua que la « Belt and Road » offre une véritable opportunité pour la Tunisie. « Nous espérons que ce sera la même chose pour la Chine, car la Tunisie peut offrir aux entreprises chinoises une plate-forme (avec des travailleurs qualifiés) », a-t-il indiqué. Pour le ministre, la guerre contre le terrorisme vaut celle contre la lenteur de la croissance économique.

Quant à Ahmed Al-Karam, coordinateur de l’IACE, il a estimé que la Tunisie peut augmenter ses revenus du tourisme (7% du PIB) grâce au marché chinois et ses 100 millions de touristes avides de découvrir de nouvelles destinations.

La France semble apprécier ce rapprochement entre la Tunisie et la Chine puisque l’ex-Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, qui était présent lors de l’événement, a déclaré : « Aujourd’hui, la coopération internationale est la clé de l’harmonie dans le monde… la Tunisie est un pays profondément lié à de nombreuses cultures, très enracinées mais très ouvertes ». Pour lui, faire de la Tunisie « un pays de médiation » sur la Nouvelle route de soie pourrait être bénéfique à la région entière et participer à la diffusion et au partage de l’information sur l’investissement et l’innovation.

A noter que la Tunisie souffre d’un déficit « chronique » de sa balance commerciale estimé à 6,475 millions de dinars (environ 3,357 millions de dollars américains) au cours des cinq premiers mois de 2017. 80% du déficit est concentré sur dix pays, principalement la Chine, la Russie et la Turquie, qui collectent ensemble 52% du déficit.

N.B

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