Banque mondiale

Le climat des affaires s’améliore en Tunisie (Banque mondiale)

Le dernier classement du projet Doing Business de la Banque mondiale, ou indice de facilité de faire des affaires, a été publié le 31 octobre. La Tunisie y occupe la 80e place avec un score de 66.11/100, gagnant ainsi 8 places par rapport à l’année dernière.

L’enquête de la Banque Mondiale a révélé que les réformes menées en faveur de la facilitation des procédures de création d’entreprises et d’une meilleure transparence des transactions, l’allègement de la pression fiscale et le renforcement de la protection des investisseurs minoritaires font partie des éléments qui ont fait progresser la Tunisie au sein du classement. En Afrique du Nord, la Tunisie arrive à la deuxième place, devancée par le Maroc qui se tient au 60e rang et devançant l’Algérie qui occupe la 157e place.

Le classement du projet Doing Business est un indicateur créé par la Banque mondiale en 2003 qui mesure l’attractivité de l’environnement réglementaire des affaires et son application effective dans 190 économies. L’indice correspond à la moyenne des classements dans onze critères parmi lesquels figurent la facilité de créer des entreprises, l’obtention de permis de construire, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs minoritaires, le règlement de l’insolvabilité ou encore le paiement des taxes et impôts. Il s’agit ainsi de classer les économies selon l’environnement réglementaire, notamment au sein du marché du travail, qu’elles ont mis en place pour régir la création de sociétés locales.

La Nouvelle-Zélande, le Singapour et le Danemark occupent le Top 3 du classement, devant les Etats-Unis (8e place) et le Royaume-Uni (9e). Selon ce rapport, les économies qui se sont le plus améliorées cette année sont l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, la Chine, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Inde, le Kenya, le Rwanda, le Togo et la Turquie.

Un indicateur critiqué

Régulièrement critiqué, le mode opératoire des enquêtes intégrées au projet Doing Business comportent selon certains économistes, parfois proches de la Banque mondiale, de nombreux points faibles. En janvier 2018, c’est le chef économiste de la Banque mondiale, Paul Romer, qui a reconnu que l’indice a manipulé les chiffres en fonction d’intérêts politiques au Chili, dont le classement a chuté de la 44e à la 55e position entre 2006 et 2018. Un classement qui s’est dégradé sous les mandats de la socialiste Michelle Bachelet de 2006 à 2010 et de 2014 à 2018. Le Monde explique ainsi que « s’excusant personnellement auprès de ce pays d’Amérique latine […], le chef économiste affirme vouloir engager une révision globale de l’indice pour clarifier les choses. […] L’ajout de nouvelles mesures [dans l’expertise des économies], ces dernières années, explique beaucoup le décrochage du Chili, très sévère au cours du dernier mandat de la présidente socialiste Michelle Bachelet ».

N.B.

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