certificat international
M. BUREAU/AFP.COM

Comme le TOEFL pour l’anglais, l’arabe aura aussi un certificat international

L’Institut du monde arabe (IMA) a récemment annoncé à Paris le lancement d’un certificat en arabe internationalement reconnu, sur le modèle du TOEFL en anglais, destiné à attester d’un niveau de maîtrise de cette langue.

« L’arabe est la cinquième langue la plus pratiquée dans le monde et il n’existe pas jusqu’à présent de certificat international, outil indispensable pour améliorer et développer son enseignement », a déclaré Jack Lang, président de l’IMA, lors d’une présentation publique.

Le Certificat international de maîtrise en arabe (CIMA) s’adressera à toute personne de plus de 15 ans qui « souhaite disposer d’un certificat attestant son niveau en langue arabe, que ce soit pour des raisons académiques, professionnelles ou personnelles ». Ce certificat servira notamment à « valoriser le niveau linguistique d’un candidat » qui postule à un emploi ou à valider un parcours de formation.

Les premières sessions d’examen auront lieu au printemps en Europe et dans plus d’une dizaine de villes du monde arabe, explique Le Muslim Post. L’examen évaluera plusieurs niveaux de maîtrise de l’arabe « moderne standard » (utilisé dans les médias, sur internet et commun à tous les pays arabes), définis par le cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), un document émanant du Conseil de l’Europe. Il comprendra plusieurs épreuves de compréhension et d’expression orales et écrites.

« Au printemps 2019, la première session officielle du CIMA (certificat international de maitrise en arabe) aura lieu à Paris le jeudi 6 juin 2019, en Europe et dans plus d’une dizaine de villes du monde arabe. Elaboré par l’IMA sur le modèle du TCF ou du TOEIC avec le concours du Centre international des études pédagogiques (CIEP), le CIMA évalue la capacité à communiquer en arabe moderne standard selon le CECRL », précise l’Institut sur son site Internet.

Ce certificat a aussi une visée politique. En effet, « l’arabe doit pouvoir être enseigné par les pouvoirs publics et laïcs, pour éviter que les islamistes ne prennent la main sur le sujet », a souligné Jack Lang.

N.B., avec AFP et Le Muslim Post

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