Comment le conseiller en technologie au sein du département d’Etat américain a-t-il...

Comment le conseiller en technologie au sein du département d’Etat américain a-t-il apporté son aide aux start-up tunisiennes ?

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De nos jours, la technologie n’a pas seulement réussi l’exploit de connecter le monde entier, elle est devenue une véritable arme pacifique qui œuvre à combattre les obstacles politique, sociale et géographique afin de libérer l’humain de ces contraintes.
A titre d’exemple, en Arabie-Saoudite, les femmes qui ont très peu de droits ont commencé à lancer des start-up, gagner de l’argent et devenir financièrement indépendante grâce à la technologie. Cette démarche est d’autant plus intéressante quand on sache que ces femmes ne s’exposent pas aux problèmes liés à la structure de leur société archaïque et mènent ainsi leur lutte discrètement mais efficacement.
La même idée, à savoir lutter contre les contraintes et inégalités en tout genre grâce aux technologies de pointe, anime Shahed Amanullah, entrepreneur américain ambitieux qui a déjà occupé le poste de conseiller au département de l’Etat américain. Amanullah, cofondateur d’Affins Labs basé à Washington D.C souhaite apporter son aide aux jeunes tunisiens qui souhaitent lancer des start-up.
L’idée lui est venue de la sorte : Lorsque le président Trump a publié le mois dernier l’interdiction des réfugiés venant de sept pays à majorité musulmane, Amanullah et les cofondateurs d’Affinis Labs ont ressenti un nouveau sentiment d’urgence de lancer leur initiative Minbar à plus grande échelle. Minbar est une plate-forme destinée à aider les entrepreneurs dans les marchés des pays peu développés en les assistant dans tous les étapes de création de Start-up : de la formulation des idées de démarrage à la collecte de capitaux.
Ainsi, Affinis Labs, a décidé de lancer Minbar en Tunisie en décembre. Jusqu’à présent, les résultats sont positifs et on peut effectivement parler d’un grand succès, avec plus de 1200 utilisateurs. Ces derniers sont également en mesure de communiquer avec des entrepreneurs aux États-Unis qui parlent arabe ou français pour des remarques et des conseils.
« Il ya encore de grandes divisions entre le monde développé et le monde en développement, et nous essayons de les relier à travers la technologie », a déclaré Amanullah, qui cofondateur d’Affins Labs. « Nous savons que nous devons créer des cadres et des compétences en mesure de surpasser le drame et permettre aux gens de poursuivre leurs rêves d’entreprise. »
En plus de l’aspect réseau, Minbar organise un concours pour les startups tunisiennes. 30 entreprises sont en compétition pour obtenir un fonds de 20 000 $ de financement qui sera partagé entre les gagnants.
En Tunisie, les startups sont très créatives, abordant des questions qui vont de l’éducation en ligne à la prothèse de main imprimée 3D à un service de type Airbnb pour le partage des animaux de ferme.
« Nous permettons aux entrepreneurs d’outre-mer de bénéficier d’interactions productives avec les communautés d’affaires américaines », a déclaré Shahed Amanullah, tout en notant que les interactions virtuelles ne peuvent pas complètement remplacer celles du monde réel.
C’est la raison pour laquelle Affinis Labs organise aussi des rencontres réelles sur le terrain. A titre d’exemple, le week-end dernier, Affins Labs a organisé un Camp d’entraînement à l’entrepreneuriat à Tunis. Des organisations comme TechWadi, un organisme à but non lucratif qui cherche à relier la Silicon Valley et le monde arabe, et la firme 500 Startups VC étaient également présents.
Dave McClure, cofondateur de 500 Startups, a déclaré à CNNTech le mois dernier que le capital-risque est « l’un des moyens les plus amicaux que nous pouvons engager avec d’autres pays. » 500 Startups a fait environ 35 investissements dans les marchés arabophones, McClure, convaincu du potentiel du monde arable, lève actuellement des fonds pour investir spécifiquement dans le Moyen-Orient.
Par ailleurs, Amanullah et McClure affirment tous les deux que le climat politique actuel a créé un besoin accru d’ouverture aux entrepreneurs autour du globe.
Affinis Labs considère la Somalie, la Libye et l’Irak – ainsi que tous les pays inclus par la loi originale anti-immigration de Trump – comme des marchés potentiels pour lancer Minbar. Le Maroc, la Malaisie, l’Égypte et la Jordanie sont également à l’étude.
« Si nous pouvons créer un espace où les réfugiés sont connectés à des groupes de soutien en Amérique, ils n’ont pas à venir [aux États-Unis] pour gagner leur vie », a ajouté M. Amanullah, comme pour annoncer son prochain projet, toujours aussi humaniste et ambitieux ;
N.B

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