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Les conflits dans la région du MENA: Des conséquences désastreuses pour les enfants à tous les niveaux

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Selon un nouveau rapport de l’UNICEF, les conflits dans la région du MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) ont eu des conséquences désastreuses sur les enfants et cela à tous les niveaux.

Au total, 28 millions d’enfants qui représentent un cinquième de tous les enfants de la région ont besoin d’une aide humanitaire. 90% de

ces enfants sont concentrés dans les pays touchés par les grands conflits armés à l’instar de l’Irak, du Yémen et de la Syrie. Les enfants vivant dans les camps de réfugiés au Liban et en Jordanie ont également des besoins urgents.

L’effondrement de l’infrastructure dans les zones de conflits a participé à la détérioration de la santé et l’augmentation des épidémies. Au Yémen, plus de la moitié des établissements de santé du pays sont hors service, les installations d’eau et d’assainissement ont été détruites. Résultat, plus de 15 millions d’enfants se retrouvent sans assistance médicale. Le pays est également en proie à la plus grave épidémie de choléra au monde, avec plus de 610 000 cas suspects à ce jour. Plus de 2 000 personnes sont mortes d’une infection bactérienne hautement contagieuse mais curable depuis avril 2017, avec des milliers de nouveaux cas enregistrés chaque jour.

En Irak, on estime que plus de 5 millions d’enfants ont besoin d’aide. Les combats qui se sont intensifiés pour la reconquête de Mossoul des mains de l’EI n’ont fait qu’aggraver la situation de milliers d’habitants dont beaucoup d’enfants, qui ont fui désespérément les combats.

En ce qui concerne la bande de Gaza, une crise continue de l’électricité a réduit l’accès à l’eau de 30% alors que les cas de diarrhée chez les jeunes enfants ont doublé en seulement trois mois.
Dans ce contexte, Geert Cappelaere, directeur régional de l’UNICEF, a déclaré dans un communiqué de presse que « les conflits continuent à arracher des millions de filles et de garçons à leur enfance ».
En effet, hormis les problèmes d’ordre général cités ci-dessus, certains fléaux touchent particulièrement les enfants. Les conditions difficiles des familles dans les zones de conflits et celles tentant de fuir ont augmenté la déscolarisation, le mariage en bas âge et le recrutement des enfants comme soldats.

« Sans aucune fin en vue de ces conflits et avec la diminution des ressources financières des familles, beaucoup n’ont d’autre choix que d’envoyer leurs enfants au travail ou de marier tôt leurs filles. Le nombre d’enfants affiliés aux combats a plus que doublé », a indiqué le directeur de l’UNICEF.

Au fur et à mesure que les combats s’intensifient, les enfants ont commencé à prendre des rôles plus actifs, porter des armes à feu, gérer des points de contrôle et être formés comme soldats payés. Le nombre d’enfants recrutés activement dans les combats est passé de 576 en 2014 à 1 168 en 2015, selon des chiffres vérifiés de l’ONU. Au Yémen, c’est encore pire. Le nombre d’enfants soldats a augmenté cinq fois dans l’espace d’une année (de 2014 à 2015). Au Soudan et en Libye, le même phénomène a été constaté.

«Les enfants de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont subi des violences sans précédent et ont été témoins d’horreurs auxquelles personne ne devrait être témoin. Si la violence et les guerres continuent, les conséquences – non seulement pour la région mais pour l’ensemble du monde – seront graves. Les dirigeants mondiaux doivent faire beaucoup plus pour mettre fin à la violence pour les garçons et les filles et assurer leur avenir « , a souligné Cappelaere.

Les chiffres de l’Unicef ont montré de manière évidente comment la guerre et l’instabilité créée par les conflits affectent les chances des enfants d’accéder à l’éducation. Les conflits en Irak et en Syrie ont entraîné la déscolarisation de 3,4 millions de personnes supplémentaires, ce qui a porté le nombre d’enfants non scolarisés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à 16 millions.

N.B

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