Des messages de remerciements au personnel soignant affichés dans les rues de Sydney le 15 avril 2020. Photo : AFP / Saeed KHAN

Coronavirus : L’Australie veut une enquête internationale

Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a discuté au téléphone avec les présidents français et américain et la chancelière allemande au sujet de la mise en place d’une enquête internationale sur la pandémie de coronavirus.

La proposition de l’Australie de mettre en place un « examen indépendant » des origines de la pandémie, de sa propagation dans le monde et de la réponse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suscite de vives critiques en Chine, qui accuse les parlementaires australiens « d’être à la solde des Etats-Unis ».

Le nouveau coronavirus, qui serait apparu sur un marché de Wuhan, dans le centre de la Chine, a été signalé par les autorités chinoises à l’OMS pour la première fois le 31 décembre. Quand les responsables de l’OMS sont arrivés à Wuhan le 20 janvier, le virus s’était déjà propagé dans trois pays supplémentaires.

L’Australie a enregistré un peu plus de 6600 cas de contamination au nouveau coronavirus, dont quatre nouveaux mercredi. A l’échelle mondiale, le virus a atteint quelque 2,3 millions de personnes et fait près de 160 000 morts, selon le décompte de Reuters. Dans un message publié sur son compte Twitter, Scott Morrison a déclaré mercredi avoir eu « une discussion très constructive » avec Donald Trump sur les réponses sanitaires données par les deux pays pour lutter contre le coronavirus et sur la « nécessité de relancer nos économies respectives ». Avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron « nous avons parlé de l’OMS et de la nécessité d’une plus grande coopération internationale en réponse aux pandémies, y compris pour l’élaboration de vaccins », a-t-il également écrit.

L’Australie étudie si l’OMS peut être autorisée à entrer dans un pays pour enquêter sur la flambée épidémique sans le consentement de ce dernier, a déclaré à Reuters une source gouvernementale.

Le président américain Donald Trump a lui demandé à ce que l’administration américaine suspende le financement accordé à l’OMS, estimant que l’organisation mondiale avait encouragé la « désinformation » chinoise au sujet du Covid-19, ce qui aurait conduit à une propagation plus importante de l’épidémie. Certains parlementaires australiens doutent également de la transparence de Pékin sur sa transparence au sujet de la pandémie.

L’ambassade de Chine à Canberra a de son côté estimé mardi dans un communiqué que « certains responsables politiques australiens se [conduisaient] comme des fanatiques, comme des perroquets des Américains ». En réponse à cette accusation, la ministre des Affaires étrangères, Marise Payne, a répondu dans un entretien à l’Australian Broadcasting Corporation que l’Australie se voulait au contraire le chef de file en faveur d’une ouverture d’une enquête internationale sur la pandémie. « Les problèmes liés au coronavirus sont des questions qui doivent faire l’objet d’un examen indépendant, et je pense qu’il est important que nous le fassions. En fait, l’Australie insistera absolument à ce sujet », a-t-elle affirmé.

N.B., avec Reuters

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