Coronavirus : Le confinement se prolonge

La présidence de la république a annoncé, hier mardi 31 mars, sa décision de prolonger la durée du confinement de la population jusqu’au 20 avril, alors que des manifestations d’une partie de la population annoncent les prémices d’une crise sociale.

Le confinement général instauré le 22 mars en Tunisie sera prolongé de deux semaines, a annoncé mardi soir la présidence de la République tunisienne. En parallèle, des manifestations contre cette mesure témoignent de la misère que doivent continuer à subir de nombreux travailleurs précaires.

Ce prolongement du confinement, mesure prise partout dans le monde pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, durera jusqu’au mois de ramadan, souvent accompagné d’un ralentissement de la vie économique. Reconnaissant que les restrictions de déplacement entraîneront de lourdes difficultés sociales et économiques pour nombre de citoyens, le président Kais Saied, a déclaré dans son discours prononcé hier que « les mesures ne répondent plus aux demandes des citoyens ». « On dit aux gens de rester chez eux – mais comment vont-ils vivre ? Ce sont des réactions logiques surtout de la part des plus pauvres », a-t-il déclaré au sujet des protestations.

Afin de remédier au problème de pénurie en produits de première nécessité, également responsable de la vague de protestation contre le prolongement du confinement, le président a évoqué la possibilité d’amender le Code pénal pour que les spéculateurs soient considérés comme des « criminels de guerre » et qu’ils participent aux efforts nationaux pour enrayer la progression de la pandémie.

« Nous allons mourir de toute façon ! »

Car la crise sociale provoquée par les restrictions du confinement s’aggrave. Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux travailleurs vivant de petits boulots précaires, ont manifesté mardi dans la capitale pour protester contre le confinement général en place depuis une semaine, et réclamer des aides promises par le gouvernement. « Mais de quel Corona vous parlez ? Nous allons mourir de toute façon ! Laissez-nous travailler ! », a ainsi lancé à l’AFP l’un des manifestants présents devant la délégation de Mnilha et Ettadhamen. « Laissez-moi ramener du pain à mes enfants ! Peu importe si je meurs, je partirai en martyr », a déclaré ce maçon à l’AFP.

Avec AFP et TAP

A voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A ne pas manquer