La démocratie tunisienne décrite par la presse indienne comme « la lueur...

La démocratie tunisienne décrite par la presse indienne comme « la lueur d’espoir dans le Moyen-Orient contemporain »

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Récemment, un article paru sur le site « The Citizen », premier quotidien indien en ligne, a fait l’état des lieux des pays du Printemps arabe, en accordant une attention particulière à la Tunisie. En effet, l’article rédigé par Nagothu Naresh Kumar, titulaire d’un doctorat et collaborant avec l’université européenne centrale de Budapest, a expliqué que l’islam, longtemps considéré comme un obstacle à la démocratie, ne l’est pas en Tunisie.

En partant d’exemples variés où le pouvoir religieux a eu une « attitude » différente vis-à-vis des mouvements populaires appelant à la démocratie, l’article a cherché à expliquer que la religion n’est pas systématiquement en opposition avec les principes démocratiques. Il affirme : « L’Église catholique romaine, en tant qu’institution gouvernée par la Cité du Vatican, a condamné la démocratie et la liberté avant le Concile Vatican II (1962-1966) pour les accepter et les promouvoir après. L’islam offre également une polyvalence des attitudes à l’égard de la démocratie dans les pays à majorité musulmane comme la Bosnie et l’Indonésie, où il a été beaucoup plus propice aux idées démocratiques que dans des pays comme l’Arabie Saoudite. »

Il conclut : « comme le montrent les exemples mentionnés dans un cadre temporel et géographique général, aucune religion en soi ne détient un monopole sur les titres de compétences démocratiques. »

A ce stade, l’auteur évoque la Tunisie « où les révoltes du printemps arabe ont commencé » et qui « offre un cas où l’islam et la démocratie se conjuguent sans se livrer à l’exclusion politique, à la discrimination ou à la persécution religieuse ». Selon lui, la Transition démocratique tunisienne « témoigne d’un moment où les acteurs politiques religieux et non religieux négocient le consensus dans le contexte de l’Islam en tant que religion d’Etat ».

Il explique que dans la région du MENA, il y a eu «une perte de confiance dans les régimes nationalistes autoritaires laïcs » accusés entre-autres de trahison et de coopération avec les régimes autoritaires coloniaux et laïcs ». Ainsi, la religion « pour beaucoup, fournit une alternative… et maintient le tissu social ». Il ajoute : « Le rejet des principes laïcs ici n’est pas l’équivalent d’un rejet du pluralisme religieux et de la diversité en soi, mais dévoile un compromis de valeur nouvelle… comme le montre la Tunisie. »

De ce fait, le cas tunisien apparaît comme la « lueur d’espoir dans le marasme socio-politique qui hante le Moyen-Orient contemporain. Sa constitution de 2014 et les politiques qui en découlent montrent qu’un modèle de consensus fondé sur l’inclusion politique plutôt que l’exclusion peut ouvrir la voie à une stabilité considérable. »

Cet avis partagé d’ailleurs par beaucoup d’observateurs et de spécialistes de la région de MENA montre l’importance du modèle tunisien non-seulement pour la Tunisie et la région mais sur le plan international, en tant que modèle consensuel unique de cohabitation où « l’islam est la religion de l’Etat, et la constitution garantit la liberté sans discrimination et accorde l’égalité des droits à tous ».

N.B

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