Venezuela
La réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Venezuela, le 26 janvier 2019 à New York. REUTERS/Carlo Allegri

Diplomatie. Réunion houleuse à l’ONU à propos des troubles au Venezuela

Le Conseil de Sécurité réuni le 26 janvier a été secoué par une séance tendue à propos de la situation instable au Venezuela. Les Etats-Unis ont appelé à soutenir l’opposant vénézuélien Juan Guaidó qui s’est proclamé président par interim de son pays, tandis que la Russie et la Chine s’y refusent fermement. Paris, Madrid et Berlin ont lancé un ultimatum au président Maduro pour qu’il convoque des élections libres, explique Courrier International, citant le journal espagnol El País.

Les Etats-Unis appellent la communauté internationale à soutenir l’opposant Juan Guaidó qui s’est proclamé « président responsable du Venezuela » le 23 janvier dernier à Caracas, contestant la légitimité de la réélection de Nicolás Maduro.

Cité par El País, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a appelé les membres du Conseil à choisir leur camp, celui des « forces de la liberté » ou celui de « la clique de Maduro avec son chaos ». Il a également demandé que tous les pays cessent leurs transactions financières avec le gouvernement vénézuélien.

Les Russes accusent les Etats-Unis d’ingérence

La Russie et la Chine se sont formellement opposées à la position américaine, réaffirmant leur soutien au gouvernement de Nicolás Maduro. Le représentant russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a ainsi dénoncé la tentative de Washington « d’orchestrer une tentative de coup d’Etat » au Venezuela et a qualifié son initiative de « jeu sale », explique encore El País. Le diplomate russe a ajouté que le véritable enjeu pour ce pays d’Amérique latine était « la menace extérieure » qui pesait sur lui. Selon ce responsable russe, les Etats-Unis souhaiteraient « déstabiliser » l’Amérique latine en y imposant leurs propres vues. Vassily Nebenzia a également dénoncé les pays européens qui veulent obtenir du gouvernement de M. Maduro l’organisation d’élections dans les huit jours qui viennent, « une provocation » selon lui.

Le 26 janvier, la France, l’Espagne et l’Allemagne ont envoyé un message au président Maduro, le sommant d’« organiser des élections d’ici huit jours », faute de quoi ils reconnaîtraient Juan Guaidó comme « président en charge » du Venezuela. D’autres pays européens se sont ralliés à cette demande. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a ainsi publié un communiqué indiquant que l’Union européenne prendrait « de nouvelles mesures » si des élections n’étaient pas convoquées au Venezuela « dans les prochains jours ».

 

 

Présent à la séance du Conseil de Sécurité, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a vivement réagi à ces injonctions : « Personne ne nous donnera de dates limite ni ne nous dira s’il faut ou non convoquer des élections. D’où sortent-ils cette idée, que je qualifierais d’infantile, de s’ingérer dans nos affaires ? »

N.B., avec Courrier International

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