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(Vidéo) Un documentaire américain dévoile le calvaire d’une tunisienne de l’EI et le sort des orphelins de Daech

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La chaîne américaine HBO, a récemment mis en ligne un documentaire sur les générations d’enfants orphelins et d’épouses anéanties laissées dernière par les soldats de l’Etat Islamique, alors que l’étau se resserre sur eux à Mossoul en Irak et dans certaines régions de la Libye.

Le documentaire s’intéresse particulièrement au calvaire vécu par les épouses des soldats de l’EI dont des tunisiennes et leurs enfants dont beaucoup souffrent de brûlures ou ayant subi des amputations.
Zuhur Um Omar, une jeune femme d’origine tunisienne,témoigne : « Quand la guerre a commencé, les soldats nous ont rassemblées toutes dans les mêmes bâtiments ».

Une autre ajoute : « Autour de chaque maison, des soldats de l’EI assuraient la garde, et toute femme qui tente de fuir est tuée ».
La jeune tunisienne explique par la suite que les hommes puissamment armés interdisaient aux femmes de sortir. Elle raconte les nuits passées à entendre les bombardements, les cris des gens en détresse et même les personnes touchées par balles. Aujourd’hui, une partie de ces femmes, avec des enfants orphelins, se trouvent dans le camp de Kalas à Misrata en Libye.

Um Omair, une jeune égyptienne de 18 ans, dévoile comment elle a quitté sa famille en Egypte pour suivre une tante à elle et voulant vivre selon « les valeurs islamiques strictes ». Elle explique qu’en annonçant son souhait de porter le niqab à sa mère, cette dernière a refusé catégoriquement, chose qui l’a incitée à partir en Libye où elle s’est mariée à un soldat de daech.

Une fois confrontée à la fausseté de ses choix et à la dure réalité de la guerre et de la vie sous l’EI, elle tente de fuir. C’est là qu’on tire sur elle visant les jambes, et que son mari la menace de mort. Elle ajoute que ce dernier considère que ses parents à elle sont des mécréants.

Zuhur, la tunisienne, se charge de raconter la suite. En effet, avec les pertes subies par l’EI en Libye, ses soldats ont commencé à utiliser les femmes et les enfants comme boucliers humains : » Ils nous disaient que si elles venaient à quitter ils(les soldats)seraient morts et Dieu les a envoyées (les femmes) comme signe de compassion, pour les soutenir…Ils nous envoyaient chercher de l’eau en nous disant que les avions ne bombardent pas les femmes… Ils donnaient des ballons aux enfants en leur ordonnant de jouer dans des zones dangereuses, car on ne bombarde pas les enfants… »

A la question du journaliste, « qu’allez vous dire à vos enfants à propos de leurs pères ? », la réponse était unanime : « On ne va rien leur dire ».
Um Omar avoue, en larmes, qu’elle a tout perdu. Son plus jeune enfant, Omar, qui vit avec elle dans le camp, refuse de la voir et se met à pleurer et à crier à chaque fois qu’elle essaie de s’approcher de lui. D’autres enfants encore ont perdu leurs deux parents et continuent à porter sur leurs corps et sur leurs visages les marques de la guerre. Certains ont à peine six mois, et ont été sauvés par les soldats libyens et amenés en sécurité. Abdessalem, un garçon égyptien de 10 ou 11 ans, affirme que son père, un soldat de l’EI, ne lui manque pas, et qu’il n’a aucune envie de le revoir.

Mohamed, un orphelin de cinq ans, brûlé partiellement au visage et ayant perdu un bras, était incapable de parler durant des semaines à cause du choc post-traumatique. Youssef Ali Nono, l’un des employés du Croissant Rouge, qui prend soin des enfants dans le camp, a évoqué l’état psychologique des enfants de l’EI : « Au départ, ils souffraient très clairement, mais, Dieu merci, avec le temps on oublie, surtout les enfants, ils s’intègrent et oublient vite ».

Ces enfants, sans aucun document d’identité, iront, si leurs pays ne les prennent pas en charge, dans les orphelinats libyens. Un sort inconnu les attend, tout comme l’historique de leurs parents. Aussi, l’état de guerre, la complexité de la situation et le flou qui entoure les procédures empêchent les tentatives de rapatriement.

N.B

2 Commentaires

  1. Ces ignorantes méritent un peu plus que ça, mais ça fait mal au coeur de voir ces jeunes enfants innocents payés la bêtise de leur parent!

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