Unesco
FETHI BELAID / AFP

Le dossier pour le classement du couscous au patrimoine mondial déposé à l’Unesco

Le dossier pour le classement du plat phare du Maghreb, le couscous, a été déposé vendredi à l’Unesco en vue de son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le dossier, intitulé « Savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous », a été déposé au nom des pays du Maghreb par l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, qui était accompagné de l’ambassadeur délégué permanent du Maroc auprès de l’Unesco, de l’ambassadeur délégué de la Tunisie et du conseiller près la délégation permanente de la Mauritanie, rapporte al-Arabi al-Jadid.

La remise du dossier, ficelé grâce à l’initiative et la coordination de l’Algérie, a été précédée par une cérémonie de signature par les représentants des quatre pays maghrébins du formulaire de demande d’inscription du couscous sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le représentant de l’Unesco en a profité pour féliciter ces quatre pays maghrébins pour leur « initiative de déposer en commun ce dossier emblématique » qui sera probablement examiné en 2020 au cours de la session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

C’est le travail collégial d’un groupe d’experts des quatre pays, qui ont en commun d’avoir à cœur d’œuvrer à la préservation de ce patrimoine culinaire commun aux pays du Maghreb, qui a abouti à la réalisation de ce dossier en vue de célébrer ce plat emblématique de la cuisine traditionnelle du Maghreb apprécié dans le monde entier.

« C’est l’Algérie qui avait pris cette initiative visant à faire connaître une des spécificités gastronomiques de la population du Maghreb », écrit la revue canadienne L’Initiative.

L’un des plats préférés des Français

« Algérie, Maroc et Tunisie revendiquaient jusque-là chacun être le berceau de ce plat à base de semoule ou de blé dur, accompagné de légumes, d’épices, de viande ou de poulet. Et en septembre 2016, l’annonce par l’Algérie de son intention de faire inscrire le couscous au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco avait suscité l’ire du voisin marocain, grand rival politique, diplomatique et culturel », écrit pour sa part France 24. Le média français rappelle que ce plat a été apporté en France au début du XXe siècle par les premiers travailleurs venus d’Algérie, puis par les pieds-Noirs à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Depuis, le couscous « est notamment devenu l’un des plats préférés des Français, selon plusieurs études ».

« C’est la première fois que quatre pays du Maghreb unissent leurs efforts pour déposer un dossier commun », s’est pour sa part félicitée vendredi auprès de l’agence MAP l’ambassadrice du Maroc à l’Unesco Zohour Alaoui. Une initiative d’autant plus rassembleuse que la consolidation des relations entre pays maghrébins est « minée par les relations tendues entre le Maroc et l’Algérie », ajoute France 24.

N.B.

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