Editorial : 2017, l’année des défis

Editorial : 2017, l’année des défis

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Une année s’en va, une année arrive. Ainsi va la vie.
Ce passage de relais est l’occasion des congratulations et des vœux que l’on échange. Vœux de bonne santé, de bonheur et de succès sur le plan personnel. Mais aussi vœux de quiétude, de prospérité et de sérénité sur le plan collectif.
Si 2016 n’a pas été avare en rebondissements parfois spectaculaire, en tout cas inattendus, 2017 s’annonce comme l’année de tous les défis.
Défi sécuritaire d’abord avec cette appréhension qui nous prend, nous Tunisiens, à la gorge suite aux informations sur un retour en masse des « terroristes des foyers de conflit », à savoir l’Irak, la Syrie, la Libye et ailleurs. Ces « combattants aguerris et sanguinaires » nous font peut à juste raison. On sait que le chef de gouvernement et avant lui le Chef de l’Etat ont dit clairement que les pouvoirs publics ne sont pas favorables à ce retour et quand bien certains d’entre eux décident de rentrer ils seront traînés en justice et jugés en vertu de la loi contre le terrorisme. Cela ne nous rassure qu’à moitié, car Youssef Chahed nous dit aussi que l’inquiétude taraude tous les dirigeants et les hauts responsables qu’il a rencontrés. Donc la question n’est pas uniquement tunisienne. Elle est régionale et même mondiale. Il est donc de la plus haute importance que les instances régionales comme la Ligue des Etats arabes ou l’Organisation de coopération islamique ou les organisations internationales compétentes telles que l’ONU ou le Conseil des Droits de l’Homme se saisissent de la question. Pourquoi ne pas imaginer la création d’une cour pénale internationale pour juger ces terroristes mais aussi leurs commanditaires, ceux qui les ont financés, armés et entrainés. Pour tourner la page il faut que les responsabilités soient délimitées et que les coupables soient châtiés. Après la seconde guerre mondiale il y a eu le procès de Nuremberg, après cette guerre mondiale sans nom du terrorisme aveugle, il faut qu’il y ait aussi un procès tout aussi retentissant. Pour que jamais plus des innocents ne soient les victimes d’une machine d’extermination aveugle.
Pour notre pays, le défi est aussi économique et financier. Si les débats se sont tus en ce qui concerne l’état des finances publiques, les difficultés restent entières et si rien n’est fait de façon structurelle, nous rentrerons dans le cercle vicieux de l’endettement dont on sait comment on s’y introduit mais jamais comment en sortir. L’économie est toujours en berne et l’appareil économique travaille au ralenti. Certes la Conférence internationale de l’investissement a été un succès au niveau des engagements et des promesses, mais il faut concrétiser tout ça. Le suivi de cette conférence est indéniablement plus important que la Conférence elle-même. Notre appareil diplomatique doit travailler d’arrache pieds pour que les bourgeons donnent les fleurs et ensuite les fruits que nous attendons.
Pour faire face à ces deux défis, notre diplomatie sera sollicitée. Nous ne doutons pas qu’elle fera de son mieux.
A l’orée de l’année nouvelle, nous présentons à nos lecteurs, à nos amis et à tous les Tunisiens nos vœux les plus vifs en espérant que l’année 2017 exaucera leurs souhaits. Les nôtres pour notre chère patrie, c’est qu’elle soit l’année de la sécurité restaurée, de la croissance retrouvée et de la quiétude rétablie.
Le diplomate tunisien

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