Election du nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Cela nous concerne...

Election du nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Cela nous concerne aussi

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(Article paru précédemment dans le magazine « l’Economiste Maghrébin », numéro 687 du 15-29/6/2016)
Par Ali Hachani, ancien Ambassadeur, ancien Représentant de Tunisie auprès des Nations Unies.

Au milieu des différents problèmes que connaît le monde et qui occupent les devants de la scène politique et médiatique, il est une question qui passe presque inaperçue, du moins dans les préoccupations des décideurs et observateurs en Tunisie et dans la plupart des autres pays arabes et le reste des pays de petite et moyenne dimension dans le monde : Il s’agit des tractations en cours en vue de l’élection de la personnalité qui va succéder au sud coréen Ban Ki-Moon, à partir du 1er Janvier 2017, à la tête de l’Organisation des Nations Unies.
S’il existe des ententes tacites qui datent des premières années de la création de l’organisation internationale concernant le choix des candidats à ce poste, notamment quant aux régions d’origine, avec un système de rotation bien rodé et si ce système veut que le prochain secrétaire général provienne d’Europe et des zones assimilées comme la Nouvelle Zélande ou l’Australie (certains voudraient que l’Europe de l’Est soit cette fois privilégiée), il n’en reste pas moins que le processus de sélection permet de peser sur le choix final. Les grands pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie ont depuis longtemps compris l’importance d’accompagner dès le départ ce processus en essayant de l’influencer dans le sens de leurs intérêts, ce qui a eu pour conséquence que ceux qui ont présidé aux destinées du « palais de verre » de Manhattan, à de rares exceptions, ont eu à cœur de tenir compte d’abord de ces intérêts avant ceux des autres régions et du monde.
Il est vrai que les avantages que se sont offerts les cinq grandes puissances (les Etats Unis d’Amérique, la Fédération de Russie, la Chine, la France et la Grande Bretagne)- jouissant du droit de véto au Conseil de Sécurité- pour le choix final du candidat leur donnent un certain ascendant en la matière.IL est vrai aussi que le processus de sélection est long et complexe et beaucoup de pays n’ont pas les moyens humains de le suivre. Mais le rôle de plus en plus grand que l’Assemblée Générale de l’ONU, organe égalitaire par excellence, joue dans le processus et l’effort d’accroître la transparence de la sélection, fournissent à la

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