Secrétaire Général

Election du nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Cela nous concerne aussi

« majorité silencieuse », surtout si elle utilise à bon escient les groupements et alliances à sa disposition, la capacité d’influencer le résultat. Cette capacité a malheureusement été rarement utilisée dans le passé par la majorité des membres de la communauté internationale, en tout cas par les pays arabes. Que ces derniers sachent que si aucun candidat ne peut être recommandé par le Conseil de Sécurité sans l’accord des membres permanents, aucun ne peut être entériné par l’Assemblée Générale s’il ne bénéficie de l’assentiment de la « majorité silencieuse ».
Pour parler des pays arabes justement, l’abcès du conflit israélo-arabe, qui se trouve à l’ordre du jour de l’Organisation depuis sa création, a toujours été considéré comme un obstacle majeur à voir des ressortissants des Etats arabes accéder au poste de Secrétaire général, sauf pour le cas de l’égyptien Boutros Ghali, ayant été élu dans des circonstances particulières et qui a été d’ailleurs empêché de rempiler pour un deuxième mandat comme le veut la tradition. Mais ces Etats, et la Ligue qui les regroupe, n’ont jamais réussi à convaincre les différents premiers responsables qui se sont succédé à la tête de l’Organisation des Nations Unies de la nécessité de reconnaître ouvertement la réalité de l’injustice historique infligée au peuple palestinien et d’agir en conséquence. Et, quand les peuples arabes se trouvent plus d’une fois agressés en Palestine, en Egypte, en Jordanie, au Liban, en Irak, en Syrie, en Libye, etc. les Secrétaires Généraux successifs trouvaient toujours l’argument pour renvoyer dos à dos agresseurs et agressés au nom d’une notion bizarre de la neutralité au lieu du principe d’équité consigné dans la Charte. Enfin, et sauf aux premières années de l’existence de l’Organisation quand les ressortissants de certains pays arabes, comme la Tunisie après son indépendance, contribuaient activement à l’administration de l’Organisation, les parts de nos Etats dans la fonction publique internationale, y compris celle de notre pays, se sont rétrécies comme peau de chagrin. Ce sont là quelques exemples pour illustrer le recul continu des pays arabes dans la considération de l’Organisation des Nations Unies et de ses premiers responsables. Cette situation n’est pas due uniquement au déséquilibre intrinsèque des relations internationales mais aussi au fait que nos pays ont contribué à ce déséquilibre par une attitude indifférente aux processus multilatéraux y compris au moment de la sélection des secrétaires généraux de l’Organisation, aujourd’hui si importante.
En effet, le Secrétaire Général de l’Onu n’est pas un simple agent administratif. Il a certes un rôle de gestion en étant, selon l’article 97 de Charte, le plus haut

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