Secrétaire Général

Election du nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Cela nous concerne aussi

fonctionnaire de l’Organisation. A ce titre il a sous sa responsabilité un personnel multinational de plusieurs milliers d’agents éparpillés aux quatre coins du monde dans des missions d’ordre politique, économique, militaire et sécuritaire et des bureaux qui arborent le drapeau des Nations Unies et défendent leurs principes et objectifs. Mais il a aussi un rôle politique qui peut être de premier plan s’il est utilisé avec habileté et courage par le Secrétaire Général. Ce rôle est reconnu par l’article 98 de la Charte en rapport avec les travaux de l’Assemblée générale et du Conseil Economique et Social auquel il est censé présenter des recommandations sur la situation politique, économique, sociale et humanitaire dans le monde, mais surtout par l’article 99 en relation avec les activités du Conseil de Sécurité puisque le Secrétaire général y est habilité à attirer l’attention des Etats membres et de la Communauté internationale « sur toute affaire qui, à son avis, pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales ».Ce rôle, appuyé par un réseau de services internes d’analyse et de projection et un certain nombre de représentants personnels à l’extérieur, reflète la conscience internationale et la volonté collective des nations. Il est rehaussé de la reconnaissance par les chefs de toutes les agences spécialisées affiliées aux Nations Unités de la primauté du Secrétaire Général en tant que coordonnateur du Système. Ainsi, les prises de position du Secrétaire Général des Nations Unies ne sont jamais anodines, ses prévisions ne sont jamais superflues et ses silences sont toujours lourds de conséquence que ce soit en rapport avec la communauté arabe ou la communauté internationale dans son ensemble.
A cet égard, peut être faut-il se demander si l’histoire récente du monde arabe n’aurait pas été différente si le Secrétaire Général d’alors avait prévenu les décideurs internationaux, comme il était de son devoir de le faire, sur les conséquences prévisibles des guerres dirigées contre l’Irak ou si le tout dernier Secrétaire Général avait eu le courage d’attirer l’attention sur les bouleversements qui affecteraient l’Afrique du Nord par l’action de changement du régime en place en Libye effectuée par certaines puissances en utilisant à mauvais escient un mandat du Conseil de Sécurité. Les pays arabes devraient se dire que plus jamais ils ne permettraient qu’un Secrétaire Général de l’ONU, par négligence ou par calcul, puisse les entraîner dans des situations pareilles. De même faut il se demander si le monde n’aurait pas été dans un bien meilleur état aujourd’hui si les Secrétaires généraux successifs avaient trouvé le courage, comme cela était leur responsabilité, de mettre à temps le holà à la pratique chère à certaines grandes puissances de couver, pour des raisons inavouables,

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