Secrétaire Général

Election du nouveau Secrétaire Général de l’ONU : Cela nous concerne aussi

des mouvements religieux islamiques et des puissances régionales d’essence salafiste pour découvrir qu’elles avaient en fait entretenu les germes de ce qui est devenu le principal défi international, le terrorisme religieux. La « majorité silencieuse » dans le monde devrait se dire que le moment est venu de choisir un Secrétaire Général suffisamment courageux pour tirer la sonnette d’alarme quand il le faut et en tenant compte de l’avenir de tous et non des caprices de certains. Pour cela, les pays arabes d’un côté et l’écrasante majorité des pays membres de l’ONU de l’autre devraient, avant qu’il ne soit trop tard, unir leurs forces afin d’aider au choix pour ce poste à l’automne prochain d’une personnalité intègre et suffisamment courageuse pour dire non quand il le faut aux plus forts de ce monde et pour avoir pour seul guide la Charte des Nations Unies et l’intérêt des générations présentes et futures.
Pour les pays arabes en particulier, le souci principal devrait être que le prochain Secrétaire Général soit suffisamment sensibilisé aux problèmes de notre région, à commencer par celui du peuple palestinien, en passant par les conflits qui ravagent plusieurs pays et le terrorisme qui ne cesse de s’étendre, sans oublier les problèmes de la régression économique qui est actuellement le sort commun à la quasi-totalité de nos pays. Le prochain Secrétaire Général devrait en outre être conscient de la mauvaise réputation attachée à toute une région du fait du fanatisme de certains ainsi que des atteintes aux droits de l’Homme touchant nombre de nos ressortissants établis dans des pays du Nord du fait d’un mouvement de rejet non justifié et contraire à l’esprit de tolérance prôné par l’ONU. Le fait qu’un Secrétaire général soit élu pour un mandat de cinq ans renouvelable, généralement une fois, soit dix ans en tout, fait que le résultat de l’élection a des conséquences durables qui peuvent aggraver les maux comme ils peuvent conduire à leur solution.

Les quelque dix candidats en lice, dont la moitié est constituée de femmes, proviennent pour la plupart des pays dits « de l’Europe de l’Est », ce groupement hérité de l’époque de la guerre froide et qui avait alors un sens politique et une portée géographique. Mais le sens politique a disparu avec la disparition de l’ancien camp socialiste alors que la portée géographique a perdu de sa signification avec l’accession de la plupart des pays en question au statut de membres de l’Union Européenne ou se préparent à le devenir, leur appartenance à l’OTAN, voire leur appartenance à la fois à l’une et l’autre de ces deux institutions qui sont le symbole même de l’Occident dont les pays en

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