Erdogan
ARCHIVES AFP/OLIVIER DOULIERY

Erdogan va « éradiquer » l’Etat islamique en Syrie, assure Trump

Le président américain Donald Trump a assuré dimanche soir que le président turc Recep Tayyip Erdogan lui avait affirmé que la Turquie serait en mesure d’« éradiquer » ce qui reste du groupe Etat islamique en Syrie.

« Le président Erdogan de Turquie m’a très fermement informé qu’il éradiquerait ce qui reste de l’EI en Turquie », a ainsi écrit le président américain sur son compte Twitter, ajoutant que la Turquie, grâce à sa position géographique, est la mieux placée pour le faire. « Nos soldats rentrent à la maison ! », s’est réjoui le chef de la Maison Blanche, suite à sa décision annoncée mercredi dernier de désengager les quelque 2000 soldats américains stationnés en Syrie en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants arabo-kurdes mobilisés dans le nord de la Syrie.

Plus tôt dans la journée, le président américain avait annoncé qu’il s’était entretenu sur la question syrienne avec son homologue turc. « Nous avons discuté de l’EI, de notre engagement mutuel en Syrie et du retrait lent et très coordonné des troupes américaines de cette zone », avait-il écrit. Evoquant cet entretien téléphonique, la présidence turque a assuré que les deux dirigeants s’étaient mis d’accord sur la nécessité d’une opération coordonnée pour éviter que le retrait américain ne se traduise par un « vide de l’autorité », rapporte l’agence Reuters.

La Turquie « satisfaite » des mesures américaines contre le terrorisme

Ankara a ajouté que le président Erdogan a également fait part à Trump de sa satisfaction face aux mesures prises par Washington pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme en Syrie.

La décision inattendue de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie a semé la discorde dans son propre camp et la consternation dans certaines capitales alliées des Etats-Unis. Elle a également conduit à la démission du secrétaire américain à la Défense, James Mattis.

Brett McGurk, l’émissaire américain auprès de la coalition internationale contre les jihadistes de l’EI, nommé par Barack Obama, a également décidé de se retirer.

« Les Kurdes syriens redoutent d’être les victimes collatérales de ce retrait. Les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), soutenus par Washington mais considérés comme des terroristes par Ankara, craignent de se retrouver pris en étau entre l’armée turque et les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés », explique Reuters.

La Turquie a en effet promis mercredi que les forces kurdes présentes à l’est de l’Euphrate « seraient anéanties le moment venu » et, selon l’agence de presse DHA, déploie actuellement des renforts de troupes à sa frontière avec la Syrie.

N.B., avec Reuters

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