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Fintech en région du MENA a fait 100 millions de dollars de gain la dernière décennie

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Selon un nouveau rapport établi par l’Organisation de soutien aux entreprises Wamda et le service de paiement en ligne Payfort, les gains de Fintech en région du MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) ont atteint les 100 millions de dollars au cours de la dernière décennie, même si 28% de ses branches ont échoué durant leurs premières années.
Publié le mois dernier, le rapport, intitulé « État de Fintech : le secteur des services financiers dans la région MENA », estime qu’environ 50 millions de dollars d’investissements devraient être destinés aux start-up Fintech établies dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) cette année.

En 2015, la région abritait 105 starters Fintech dont la moitié a été lancée depuis 2012. 30 de ces entreprises sont situées en Afrique du Nord. Les Emirats Arabes Unis mènent avec 30 starts Fintech à elle seule, suivis par l’Egypte avec 17 et la Jordanie et le Liban avec 15 chacun.

Par ailleurs, 10% des starts Fintech dans la région représentent 43% des investissements et emploient 55% des 1600 employés de la firme.
Le profil type de l’entrepreneur Fintech est celui d’un homme diplômé de l’université, âgé de 25 à 35 ans et ayant effectué une expérience à l’étranger.

Toujours selon le rapport, le grand défi auquel Fintech fait face est celui des réglementations en matière de finances, un problème accentué par le manque de confiance en le paiement en ligne puisque les gens en région du MENA préfèrent dans l’ensemble payer cash plutôt que par carte bancaire ou autre moyen de paiement moderne.

Toutefois, une évolution dans les mentalités commence à être perceptible. Selon le site ventureburn.com, certains pays se dirigent vers de nouvelles lois et des réformes en adéquation avec le progrès technologique. A titre d’exemple, il y a la nouvelle réglementation de l’argent mobile en Égypte et une juridiction spéciale dans les EAU (appelée sandbox fintech) pour permettre aux starters fintech de tester leurs idées sans avoir à se conformer à tous les organismes de réglementation.
Dans la même optique, Willie Elamien de Flat6Labs en Egypte a apporté un éclairage différent à propos des difficultés auxquelles les start-up font face : «Toute structure pour tester les idées loin de l’œil contrôleur des réglementations serait géniale, mais ce ne sont pas des règlements qui empêchent les startups d’avancer plus rapidement. C’est plutôt le maque de véritables mécanismes de soutien: regardez comment le Royaume-Uni encourage les entrepreneurs à travers des espaces de coworking, des subventions, des allégements fiscaux et bien plus encore ».

En chiffre, 25% seulement des start-up Fintech reçoivent du soutien, soit une sur quatre.
Dans ce cadre, les mises en services des plates-formes Finetech peuvent jouer un rôle important dans l’augmentation des prêts accordés aux PME dans la région du MENA. En effet, bien que ces petites et moyennes entreprises représentent plus de 80% du total des sociétés actives, elles ne bénéficient que de 8% des prêts accordés par les banques arabes.

Dans la vaste région du MENA, la situation varie d’un pays à l’autre. Par exemple, le rapport indique que si l’Egypte avait la structure des Émirats arabes unis, elle accueillerait 350 starts fintech. Il a été recommandé que le pays capitalise et mise sur les accélérateurs Fintech pour convertir une partie de l’économie informelle en économie formelle avec accès aux services financiers. D’ailleurs, deux accélérateurs de fintech ont été ajoutés en 2016: l’accélérateur 1864 et l’accélérateur FinTech AUC Venture Lab au Caire.
Pour la Tunisie et le Maroc, le rapport indique que les décideurs devraient s’ouvrir et encourager davantage les startups à développer le système du paiement national, intégrer Pay-pal, tout en éliminant les monopoles et en développant la concurrence et la collaboration avec les jeunes entreprise.

N.B

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