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Ce que le FMI attend de la Tunisie après le versement de 314.4 millions de dollars

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Lundi soir, le FMI (Fonds monétaire international) a autorisé le versement de 314.4 millions de dollars, l’équivalent de 787 millions de dinars à la Tunisie. Il s’agit de la deuxième tranche du prêt alloué au pays dans le cadre d’un programme de soutien au développement économique.

Rappelons qu’en mai 2016, le FMI a convenu d’accorder 2.9 milliards de dollars à la Tunisie, un montant qui sera versé sur plusieurs tranches en fonction des progrès effectués pour réformer l’économie tunisienne. En avril 2017, le FMI a indiqué lors de sa dernière visite en Tunisie que « les progrès dans la mise en œuvre des réformes qui avaient été retardées sont (actuellement) encourageants « , saluant par la même occasion « les nouveaux textes de loi sur l’investissement et la concurrence, les travaux d’établissement d’une nouvelle instance constitutionnelle chargée de la lutte contre la corruption et les mesures de réforme des banques et des entreprises publiques ».

Toutefois, le Fonds n’a pas manqué de souligner la complexité de la situation en ces termes : « « La situation économique difficile (de la Tunisie) réclame des mesures rapides et fermes pour maintenir la stabilité économique et encourager la création d’emplois ».
D’ici 2020, de véritables défis attendent l’économie tunisienne. En effet, le programme de réforme vise à réduire le déficit budgétaire pour stabiliser la dette publique et la maintenir inférieure à 70% du PIB d’ici 2020 tout en augmentant les investissements et les dépenses sociales, en installant plus de flexibilité des taux de change combinée au maintien d’une inflation inférieure à 4%.

Selon Newsghana, Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil d’administration du FMI, a déclaré: « Les autorités tunisiennes restent fermement attachées à la stabilité macroéconomique et à l’augmentation durable de l’emploi des jeunes et à l’amélioration du niveau de vie de la population tunisienne. Ils comptent intensifier leurs efforts politiques pour surmonter une croissance plus lente et des retards dans la mise en œuvre des politiques… Les réformes visant à restructurer les banques publiques, à améliorer la gouvernance et le climat des affaires renforceront les bases d’une croissance inclusive et d’une forte création d’emplois ».

«Pour parvenir à une consolidation budgétaire favorable à la croissance » Mitsuhiro Furusawa, a estimé qu’il « sera essentiel d’adopter et de mettre en œuvre le paquet fiscal de 2018 et de rendre opérationnelle la nouvelle Unité des grands contribuables, ce qui augmentera les revenus ainsi que l’équité ». Pour atteindre cet objectif, il a indiqué que « les autorités (tunisiennes) ont l’intention de réappliquer le mécanisme d’ajustement des prix du carburant pour éviter les subventions régressives, progresser rapidement avec la réforme de la fonction publique pour améliorer la qualité du service, réduire la masse salariale et adopter des réformes globales pour assurer la viabilité des pensions et établir un filet de sécurité efficace pour les personnes vulnérables ».
Le haut responsable a insisté sur la nécessité « de mettre en œuvre d’autres mesures de surveillance bancaire» et d’installer « des changements dans les cadres réglementaires et juridiques pour soutenir la réduction des prêts improductifs ».

Enfin, Furusawa a qualifié de « crucial » le soutien continu de la communauté internationale aux efforts de réforme tunisienne et l’ouverture du pays au continent africain et l’énorme potentiel qu’il présente.

N.B

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