économie bleue

Le Forum sur l’économie bleue africaine se déroulera à Tunis les 25 et 26 juin

Les entreprises africaines seront mises au défi de prendre conscience du pouvoir économique, social et environnemental de l’économie bleue, dans le cadre du Forum sur l’économie bleue africaine (ABEF), qui se tiendra à Tunis les 25 et 26 juin. Parmi les personnalités qui y seront présentes figurent des ministres et des responsables gouvernementaux du Gabon, du Ghana, du Maroc, du Somaliland, de la Tunisie et des Seychelles. L’événement visera à faire prendre conscience des avantages économiques, sociaux et environnementaux de l’économie bleue.

L’économie bleue est un concept émergent qui encourage une meilleure gestion des ressources océaniques ou « bleues », soulignant en particulier les liens étroits entre l’océan, le changement climatique et le bien-être de la population. C’est un concept qui valorise ce qui est disponible localement et considère les déchets comme dotés de valeur. La couleur bleue renvoie à celle du ciel et des océans pour s’opposer à l’économie verte.

Un large éventail de secteurs productifs

Les entreprises basées dans les pays côtiers africains se mobilisent pour reconnaître et comprendre pleinement les avantages du soutien d’une économie bleue, qui couvre un large éventail de secteurs productifs essentiels au développement durable du continent, notamment la pêche, l’aquaculture, les transports, l’énergie, le commerce, le tourisme ainsi que les industries extractives.

« Les recherches indiquent que l’économie bleue pourrait être une source majeure de richesse et de prospérité pour le continent et contribuer à faire progresser l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable », indique le média économique East Africain Business Week.

70 % des Etats africains sont côtiers

L’ABEF 2019 s’appuie sur l’inauguration de l’économie bleue à Londres l’année dernière. Le forum de cette année a pour objectif d’aller plus loin et d’explorer comment les entreprises et les gouvernements peuvent mettre en œuvre des actions en vue de renforcer de manière proactive le bien-être économique, social et environnemental du continent. L’importance d’une stratégie cohérente qui protégera et utilisera les eaux côtières africaines ne saurait être surestimée, indique le média, car 70 % des nations africaines sont côtières, 90 % des importations et des exportations du continent se font par voie maritime, le secteur maritime africain est estimé à 1000 milliards de dollars par an, la valeur des actifs des écosystèmes de l’économie de la mer est évaluée à 24 000 milliards de dollars, enfin, la pollution par les plastiques coûte 13 milliards de dollars par an en raison des dommages causés aux écosystèmes marins.

ABEF 2019 mettra ainsi l’accent sur la collaboration entre les entreprises et les gouvernements et mettra en lumière les opportunités d’investissement dans ce secteur d’avenir. Les discussions porteront sur les opportunités et les innovations dans les secteurs émergents de l’économie bleue et sur la manière dont elles peuvent contribuer à accélérer la transformation de l’Afrique, à créer des emplois, à préserver les moyens de subsistance et les communautés, et à proposer des mesures de lutte contre le changement climatique peu coûteuses mais efficaces.

Leila Ben Hassen, organisatrice et fondatrice d’ABEF 2019, a déclaré à Busiweek qu’il faut « sensibiliser davantage à l’économie bleue et prendre conscience de son importance pour l’avenir de l’Afrique ». Pour elle, les gouvernements commencent à « comprendre cela à mettre en œuvre des politiques » qui vont dans ce sens, mais « ils ont encore besoin du secteur privé pour explorer les moyens de mettre en œuvre des partenariats avec d’autres organisations pour que cela réussisse ». En effet, « la collaboration est nécessaire » pour que la mise en place de telles politiques innovantes fonctionnent, celles-ci pouvant « apporter d’énormes avantages au continent, lui permettant de répondre aux objectifs de développement durable des Nations unies ». Et « ABEF 2019 commencera à poser les bases de ce processus de collaboration », a-t-elle affirmé.

N.B., avec Busiweek

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