Geert Wilders voudrait rendre « les Pays-Bas aux néerlandais » en les...

Geert Wilders voudrait rendre « les Pays-Bas aux néerlandais » en les débarrassant de « la racaille marocaine »

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Récemment, Geert Wilders, fondateur du Parti nationaliste souverainiste PVV et en tête des sondages des élections de mars 2017, a encore frappé fort en déclarant vouloir « rendre les Pays-Bas  aux néerlandais » en les débarrassant de « la racaille marocaine ».

Cette déclaration pourrait paraitre choquante aux yeux de certains, venant d’un député en pleine campagne électorale dans un pays qui abrite la cour internationale de Justice et la cour pénale internationale. Toutefois, de la part de Geert Wilders, « l’homme le plus protégé des Pays-Bas » voire de l’Europe, elle n’a rien d’étonnant.

En effet, depuis 2004, l’homme est sous la protection d’une délégation du service royal et diplomatique qui le suit en continu. Il loge dans des bunkers militaires quand le niveau de risque est élevé. La raison ? Ses positions anti-Islam qui n’ont fait que s’accentuer depuis l’assassinat par un citoyen d’origine marocaine de Theo Van Gogh, le réalisateur néerlandais d’un film critique envers la religion musulmane.

Réputé pour son populisme, ses liens particulièrement forts avec Israël où il a séjourné et travaillé, avec le Mossad et même avec des leaders israéliens tel que Ehud Olmert, Wilders ne rate aucune occasion pour accuser les arabes en particulier les marocains de tous les malheurs.

Cette politique pour le moins extrême est pourtant en train de rassembler davantage de partisans. En 2010, son parti perce en arrivant deuxième aux élections municipales. En 2017, le PVV (Parti pour la Liberté) est donné gagnant avec 24 à 28 sièges au parlement (qui en compte 150), devançant le parti libéral du Premier Ministre actuel Mark Rutte.

Revenant sur ses déclarations, énoncées dans la ville de Spijkenisse, au sud de Rotterdam où il s’est rendu lors de sa campagne pour les législatives.  Le leader populiste a affirmé : «La racaille marocaine en Hollande… bien sûr, ce ne sont pas tous de la racaille, mais il y en a beaucoup, qui rendent nos rues dangereuses, principalement des jeunes… et il faut que ça change» avant d’ajouter « si vous voulez récupérer votre pays, si vous voulez faire des Pays-Bas un pays pour les Néerlandais, votre pays, alors votez pour le Parti de la Liberté ».

Concernant ses électeurs, le candidat nationaliste estime que «chaque Néerlandais ayant du bon sens (votera pour lui) … et heureusement, nous avons beaucoup de gens avec du bon sens ».

Malgré son accusation de racisme et sa condamnation par le tribunal  le 8 décembre 2016 pour avoir demandé à ses sympathisants « s’ils voulaient plus ou moins de marocains dans leurs villes », Wilders n’a pas pour autant faibli, tout comme Marine Le Pen en France, il pourrait radicalement changer la politique de son pays et par extension, influer sur celle de l’Europe entière. L’élection du républicain Donald Trump ne pourrait que l’encourager.

Son prochain défi est de pouvoir former une coalition solide, une tâche qualifiée de « très difficile » par son bras droit Martin Bosma, en raison de ses positions controversées et de son caractère querelleux.

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