Arc de Triomphe
Stephane Mahe/REUTERS

Gilets Jaunes : des centaines de milliers d’euros de dégâts subis par l’Arc de Triomphe à Paris

Les dommages matériels subis par le monument phare de l’Arc de Triomphe samedi, survenus lors de la flambée de violences et les affrontements entre police et manifestants qui ont marqué les différents rassemblements populaires des « gilets jaunes », se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d’euros, a affirmé Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments Nationaux.

« Symbole national, l’Arc de Triomphe a été vandalisé samedi après-midi. Du mobilier a été détruit, des oeuvres d’art ont été endommagées, des graffitis ont été tagués sur les murs, les dispositifs informatiques sont hors d’usage », explique ainsi le journal français Libération.

« Il y a eu un pillage méthodique des salles d’expositions, des statues, de la boutique, des toilettes. Une maquette en plâtre des années trente, exposée dans la salle dite de l’Attique, a été réduite en miettes. Le buste en marbre de Napoléon a été décapité, le moulage de la Victoire, issu d’un haut de relief, monument en pierre sculpté par François Rude, a été détruit », a énuméré Philippe Bélaval, qui a diffusé sur son compte Twitter des images des dégâts.

« Une partie des manifestants a réussi à monter au sommet du monument et en a profité pour le saccager », explique pour sa part le JDD.
Statues et pièces d’expositions ont été prises d’assaut par les casseurs parmi lesquels une « Marianne qui a eu le crâne brisé », ajoute le JDD.

Franck Riester, ministre de la Culture, a également réagi sur Twitter, en affirmant qu’en s’en prenant à l’Arc de Triomphe, les manifestants ont attaqué la France, son histoire et ses valeurs.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est dite « atterrée » par les violences dans la capitale dans une interview à BFMTV. « Je veux exprimer ici plus que mon indignation, le mot indignation est faible face aux dégradations que nous avons vues hier dans Paris. Cette dégradation hautement symbolique d’un monument qui est aussi une tombe, la tombe du soldat inconnu. Nous sommes choqués, atterrés que des casseurs aient pu s’en prendre aux biens, aux personnes mais aussi à ces symboles de la République et de notre pacte républicain. »

N.B.

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