Gilles-William Goldnadel

Gilles-William Goldnadel : « Les migrants qui utilisent la violence ne peuvent espérer requérir un droit »

Gilles-William Goldnadel est revenu sur la récente arrivée de 600 migrants à Ceuta (qui ont franchi la barrière de sécurité entre cette enclave et le Maroc) dans une tribune publiée le 30 juillet dans les colonnes du Figaro. L’avocat franco-israélien et président de l’association France-Israël, qui estime que « les migrants qui utilisent la violence ne peuvent espérer requérir un droit » a analysé le traitement médiatique de cette actualité en France.

Regrettant que la section presse du parquet de Paris ait eu « l’étrange autant que funeste idée » de poursuivre Nicolas Dupont-Aignan (président du parti « Debout la France ») lorsque celui-ci avait employé l’expression « invasion migratoire », l’avocat essayiste pro-israélien se satisfait de voir que les juges parisiens ont mis « un point d’arrêt à cette nouvelle tentative de voir limiter la liberté d’expression lorsqu’elle dérange l’idéologie réflexe » de la classe politique et médiatique.

Il relève notamment la contradiction qui biaise selon lui le traitement médiatique des affaires liées à la gestion des flux migratoires, particulièrement critique lorsqu’il s’agit de dénoncer le durcissement des politiques européennes d’accueil des migrants, mais lacunaire quand les refus d’accoster opposés aux navires transportant des rescapés proviennent de pays maghrébins.

« Presse idéologisée »

L’avocat évoque ainsi la situation du Sarost 5, le navire contenant 40 migrants qui n’a pas obtenu des autorités tunisiennes l’autorisation d’accoster. « Est-ce que le Sarost 5 vous dit quelque chose ? Les Français ne le connaissent pas parce que leur presse n’a pas songé à leur dire. Voilà un non-dit qui dit beaucoup de choses. Il dit qu’en réalité la presse idéologisée, souvent à son insu, ne se soucie aucunement du sort des migrants africains. Il dit que la manière dont ceux-ci sont ou non accueillis ou traités par les pays non occidentaux ne les intéresse pas non plus. Il dit que la seule chose qui passionne la presse est ce qui peut être exigé ou reproché à l’homme occidental en termes d’obligation morale », reproche-t-il aux journalistes français.

Pour appuyer son argumentation, il rappelle que le navire Aquarius, subventionné indirectement par la « très idéologique Open Society de George Soros », n’a pas songé une seconde à réclamer l’accueil à l’Algérie ou à la Tunisie. « C’est au demeurant dans ce cadre très restrictif que le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée (…) n’a pas songé une seconde, en contradiction avec le droit maritime international du secours en mer, de réclamer l’accueil à l’Algérie ou à la Tunisie pourtant plus proches mais à l’exiger de la plus lointaine mais européenne Italie », déplore l’essayiste.

Revenant sur l’affaire de l’entrée chaotique de centaines de migrants dans l’enclave espagnole postcoloniale de Ceuta, Goldnadel s’offusque du manque « d’indignation » de la presse française face leur arrivée en « terre hispanique, donc européenne ». « Pour pouvoir réclamer ainsi le droit d’asile, ceux-ci n’auront pas lésiné en moyens coercitifs : usage de la chaux vive et jets d’excréments sur les policiers », souligne-t-il, en croyant voir dans l’initiative de ces 600 migrants une décision calculée et motivée par une assurance de pouvoir enjamber les frontières en raison de la récente arrivée au gouvernement espagnol de socialistes « réticents à défendre les frontières externes de l’Europe ».

Un militant controversé

Gilles-William Goldnadel est un militant de droite controversé. Une association française, le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), l’a par exemple accusé, dans son rapport sur la nouvelle extrême droite sur internet, d’entretenir des liens avec l’extrême-droite (israélienne et française) et de harceler juridiquement les journalistes critiquant la politique d’Israël. Mis hors de cause, le MRAP avait ensuite porté plainte par l’intermédiaire de son président, Mouloud Aounit, contre Goldnadel. Celui-ci a finalement été condamné à payer 5000 euros de dommages et intérêts et 3000 euros de frais de justice à M. Aounit, qu’il avait accusé d’être un « compagnon de route des islamistes ». Le journaliste français Dominique Vidal lui reproche également de participer au « harcèlement juridique » des personnalités opposées au sionisme ou à la politique d’Israël. L’homme a fait de la lutte contre la « désinformation » de la presse un cheval de bataille dans son engagement associatif et intellectuel.

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