l’Accord Sykes-Picot

Il y a un siècle, l’Accord Sykes-Picot

Ce plan de partage initial fit l’objet de nouveaux marchandages et d’ajustements entre les deux puissances qui réussirent à le faire avaliser sykespicot par la Société des Nations. Finalement, au lendemain de la guerre et de l’effondrement de l’Empire ottoman, les nouveaux États quinaquirent des décombres de cet Empire furent soumis à la tutelle de ces deux puissances.En 1920 lors de la Conférence de San Remo, la Société des Nations confie à La France un mandat sur la république de Syrie ainsi qu’un mandat sur la république du Liban, tandis que la Grande Bretagne se voit confier un mandat sur l’Irak. En juillet 1922, elle obtient aussi un mandat sur la Palestine dont elle détachera en 1923 l’Émirat de Cisjordanie qui prendra l’appellation de Jordanie. Ces mandats ont été attribués pour, en principe, conduire ces nouveaux États à l’indépendance.
Ce partage territorial fait sans consultation préalable des populations concernées, sans tenir compte de leurs aspirations à l’autodétermination et qui fut imposé par la force, sera ressenti comme une trahison et une profonde injustice par les populations de la région. Car tout en promettant à l’émir Hussein et à ses fils l’indépendance et un grand royaume, le gouvernement britannique promettait simultanément aux juifs un foyer en Palestine. Dans une lettre adressée le 2 novembre 1917 à lord Lionel Rothschild, président de la Fédération sioniste de Grande-Bretagne, Arthur Balfour, ministre des Affaires étrangères britannique, déclare que le gouvernement de son pays « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et veut employer tous ses efforts dans ce dessein ».
La suite est connue. Durant l’entre-deux-guerres, l a Palestine mandataire devient la destination privilégiée pour des vagues successives d’émigrés juifs en provenance d’Europe qui procèdent à des achats massifs de terres palestiniennes, financés par l’Agence juive du Dr Weizman ; terreur et exactions, comme le massacre de Deir Yassine, sont exercées par des groupes terroristes sionistes tels que l’Irgoun, la Haganahou le Lehi, chassant des populations palestiniennes entières de leurs terres et de leurs foyers et les poussant à l’exode et à l’exil. En 1947 lorsque la Grande Bretagne, prend conscience de l’ampleur des dégâts et veut y remédier, il est déjà trop tard. Elle se déclare incapable de maitriser la situation et remet en février 1947 son mandat à l’ONU. Par sa résolution 181 du 29 novembre 1947 l’Assemblée Générale de l’ONU se prononce pour un plan de partage de la Palestine, plan accepté par les juifs et refusé par les arabes.

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