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Des manifestants réclament des hausses de salaire à Tunis pendant la grève générale de la fonction publique du 22 novembre 2018. Elle a été organisée à l’initiative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) pour obtenir des hausses de salaires et protester contre l’inflation endémique et l’appauvrissement des travailleurs, alors que le gouvernement est pris en tenaille entre les revendications des travailleurs et les recommandations des bailleurs de fonds internationaux, qui exigent un gel des salaires du secteur public afin de réduire le déficit. Selon Nourredine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, l’échec des négocations est dû à l’incapacité du gouvernement à prendre des « décisions souveraines », celles-ci étant « entre les mains du Fonds monétaire international (FMI) ». La Tunisie s’est entendue en décembre 2016 avec le FMI sur un programme de renflouement de plus de 8 milliards de dinars, mais les négociations en vue de sa mise en œuvre progressent lentement. Selon le gouvernement, les salaires du secteur public ont plus que doublé entre 2010 et 2018, passant de 7,6 milliards de dinars à 16 milliards de dinars. Toutefois, ces augmentations salariales ne se sont pas accompagnées d’une hausse du pouvoir d’achat car le pays fait face à une inflation chronique. Le taux de participation à la grève a atteint 90 % sur l’ensemble du territoire, selon Monôm Amira, secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique à l’UGTT.

N.B.

Photo : Zoubeir Souissi / Reuters

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