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Impeachment : nouvelle révélation compromettante pour Trump

Une enquête du Center for public integrity a révélé que l’administration Trump avait demandé le gel de l’aide militaire à l’Ukraine une heure et demie seulement après l’entretien téléphonique qu’a eu le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien. Appel au cours duquel le président américain avait demandé une « faveur » sur son rival politique Joe Biden.

Les Echos indique que le renvoi de Donald Trump en procès pour destitution a déjà été acté, mais un nouvel élément pèse contre lui. Selon une enquête publiée par le Center for Public Integrity (IPC), qui fait intervenir des journalistes d’investigation, le gel d’une aide militaire des Etats-Unis à l’Ukraine a bien été décidé une heure et demie seulement après l’appel téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky le 25 juillet dernier. Durant cette conversation téléphonique, le président américain a demandé au chef de l’Etat ukrainien l’annonce publique d’une enquête sur son rival politique Joe Biden et son fils Hunter.

Le gel de l’aide a été l’un des éléments fondamentaux qui pèsent sur les débats de la procédure d’« impeachment » lancée en septembre par la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, et votée en séance plénière la semaine dernière . « L’enquête de l’IPC révèle qu’un responsable du Bureau de la gestion et du budget (OMB), Michael Duffy, a demandé au Pentagone d’« attendre » avant de verser une aide à l’armée ukrainienne. Mais qu’il a aussi sollicité la discrétion », indique Les Echos. « Vu les consignes que j’ai reçues et sachant l’intention de l’administration d’examiner l’aide à l’Ukraine […] veuillez attendre avant de verser tous nouveaux fonds promis par le Département de la Défense », écrit-il. « Etant donné la nature sensible de la demande, je vous saurais gré de ne la faire strictement connaître qu’à ceux qui doivent être tenus au courant », ajoute-t-il.

Témoins au Sénat

Si les partisans républicains de Donald Trump à la Chambre des représentants ont déjà jugé qu’il n’était « pas inhabituel » que de telles demandes soient lancées, ces nouveaux documents « révèlent la rapidité avec laquelle la Maison Blanche a pris des mesures pour couper l’aide militaire à l’Ukraine », indique la directrice de l’IPC. Le sénateur de l’Etat de New York démocrate Chuck Schumer juge aussi la révélation « explosive ». « S’il n’y a rien d’illicite dans le fait de retenir les fonds, pourquoi Michael Duffey a-t-il voulu que personne ne sache ce qu’il avait fait ? », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « Jusqu’à ce que nous entendions parler de lui et des témoins que nous avons [sollicités], les Américains devront présumer que ceux qui bloquent leur témoignage aident et encouragent une dissimulation », a-t-il alerté.

Le sénateur républicain Ron Johnson a lui estimé sur la chaîne de télévision ABC dimanche que la publication de ce message électronique n’apportait « rien de nouveau » dans le dossier monté contre le président.

Michael Duffy est l’un des quatre témoins que Chuck Schumer souhaiterait voir auditionnés pour le procès de Donald Trump au Sénat. Un procès dont la date et le déroulement restent inconnus, la présidente de la majorité démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, mettant la pression sur le Sénat. Malgré le témoignage sous serment de 17 membres ou anciens membres de son administration selon lesquels M. Trump s’est servi de l’autorité de sa fonction pour son intérêt personnel, le locataire de la Maison Blanche ne cesse de clamer son innocence, se disant victime d’une « chasse aux sorcières » et d’une « tentative de coup d’Etat ».

L’AFP précise qu’il devrait être jugé, « vraisemblablement à partir de janvier, par le Sénat, où la majorité républicaine a déjà fait savoir qu’elle le considérait innocent et ne comptait pas le destituer ».

Avec Les Echos et AFP

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