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La Cour suprême israélienne refuse de statuer sur le cas de Benjamin Netanyahu

Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, est mis en examen pour « corruption », « malversations » et « abus de confiance » dans trois affaires différentes.

La Cour suprême israélienne a refusé, ce jeudi, de statuer sur une demande de juristes souhaitant empêcher le Premier ministre Benjamin Netanyahou, inculpé pour corruption, de recevoir un mandat pour former un gouvernement à l’issue des prochaines élections.

Des juristes avaient saisi mardi la Cour suprême pour lui demander de statuer sur le droit de Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, à recevoir du président la mission de former un gouvernement à l’issue des élections du 2 mars prochain, en dépit de sa mise en examen pour « corruption », « malversations » et « abus de confiance » dans trois affaires différentes.

Benjamin Netanyahou a réclamé l’immunité au Parlement israélien

Jeudi, le plus haut tribunal du pays a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer sur cette affaire sensible, affirmant que cette demande était « prématurée ». « Netanyahou sera jugé par le public dans les urnes et nous gagnerons », a réagi sur Twitter Benny Gantz, principal rival du Premier ministre, à la tête de la formation centriste Kahol Lavan (Bleu-Blanc).

Cette annonce intervient après que Benjamin Netanyahou, inculpé fin novembre et en lice pour les prochaines législatives, a demandé mercredi l’immunité au Parlement israélien.

Pas de démission obligatoire

« La loi israélienne stipule que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au Premier ministre. S’il peut rester en fonction, Benjamin Netanyahou ne jouit toutefois d’aucune immunité face à la justice, d’où sa demande à la Knesset », souligne le média français 20 minutes. Cette requête doit d’abord être examinée par une commission parlementaire. Or, comme le Parlement a été dissous en vue des élections législatives du 2 mars, la demande de Benjamin Netanyahou devra, pour être étudiée, attendre la fin des prochaines élections avant d’être étudiée.

Netanyahou « espère gagner gros en mars et réunir une majorité de 61 sièges en faveur de l’immunité. Mais les sondages prédisent une autre configuration », commente le quotidien britannique The Guardian.

Un tribunal « activiste », selon Netanyahou

L’élection de septembre a laissé le parti de droite de Netanyahu, le Likoud, entrer dans un « lien virtuel » avec le parti centriste bleu et blanc, dirigé par l’ancien chef d’état-major de l’armée Benny Gantz. Aucun des deux n’a pu réunir une majorité avec ses alliés naturels, et les efforts pour former un gouvernement d’unité ont échoué en grande partie à cause des affaires juridiques de Netanyahou, indique encore The Guardian.

Netanyahou a longtemps accusé des responsables judiciaires et des forces de l’ordre d’avoir tenté de le chasser de ses fonctions. Ses alliés ont émis des avertissements sévères contre ce qu’ils appellent un tribunal « activiste » outrepassant son autorité.

Netanyahu est au pouvoir depuis plus d’une décennie et le premier Premier ministre israélien à être inculpé d’un crime. Son prédécesseur, Ehud Olmert, a quant à lui été contraint de démissionner il y a dix ans avant un acte d’accusation de corruption qui l’a ensuite envoyé en prison pendant 16 mois.

Avec AFP, 20 minutes et The Guardian

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