agriculture intelligente

Les Japonais apportent l’agriculture intelligente à l’Afrique

La société japonaise ISEKI, spécialisée dans la fabrication des équipements agricoles et qui contribue fortement au développement du secteur agricole au Japon est prête à apporter son savoir-faire aux pays africains voulant introduire dans leurs exploitations agricoles, l’agriculture de rêve ou l’agriculture intelligente, a indiqué le directeur général de la société Katsushi Miwada.

«Face à la diminution du nombre des agriculteurs au Japon, l’abandon de l’exercice de l’agriculture et la location de parcelles, l’automatisation du secteur devient indispensable, en utilisant des machines agricoles intelligentes pour maintenir la qualité des produits agricoles», a précisé le responsable ulors du programme «médias étrangers 2019», organisé par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale).

Cette société qui dispose d’un centre de recherche de l’agriculture de rêve, mettant en valeur les dernières techniques de culture et des techniques de pointe, à travers des solutions d’exploitation agricole et une agriculture intelligente, a pu développer et lancer sur le marché depuis le début de l’année 2019 un robot tracteur qui utilise la technologie de détection.

Cette machine agricole innovante et automatisée est utilisée dans les cultures de riz, de blé et de soja. Ce robot tracteur est équipé d’un GPS ayant un niveau de précision très élevé et de systèmes de guidance qui lui permettent de réaliser des tâches précises et efficaces.

ISEKI fabrique des équipements principalement pour le marché local japonais, industrialise également plusieurs machines agricoles automatisées, telles que celles de repiquage du riz et de fertilisation, qui permettent la réduction de la chute de plantes de riz, le réglage automatique de la quantité d’engrais en fonction de la profondeur et du niveau de fertilité des parcelles pour garantir l’homogénéisation de la fertilité de sol, ainsi que la qualité et quantité de récolte assurée quelles que soient les conditions du lieu. Le repiquage du riz traditionnel est assuré dans 95 minutes par 25 hectares alors que le repiquage du riz par machine de fertilisation dure 49 minutes par 25 hectares.

Selon des données de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), la céréaliculture en Tunisie occupe le tiers de la superficie agricole utile avec 1,3 million d’ha en 2013 et une moyenne de 1,4 million d’ha durant la dernière décennie.

C’est une activité qui fait travailler 50% de la main d’œuvre agricole, soit 240 mille agriculteurs et nécessite 2,5 millions de jours de travail par an.

La production céréalière participe en moyenne pour une part de 13% à la valeur ajoutée agricole.

En valeur, les importations céréalières représentent une part qui se situe entre 40 et 50% des importations agricoles. La majorité des besoins annuels sont assurés par les importations. En 2017, les volumes céréaliers importés ont atteint 2525 mille tonnes ce qui induit un taux de dépendance vis à-vis des céréales importées de 42,5% pour le blé dur, 87% pour le blé tendre et 55% pour l’orge ; soit un taux moyen de 61, 4% pour le total céréalier.

S.N

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