Khashoggi
Mohammed Al-Shaikh/AFP/Getty

« Je ne peux pas respirer » : Les dernières paroles de Khashoggi avant de mourir

« Je ne peux pas respirer », tels étaient les derniers mots de Jamal Khashoggi avant de mourir le 2 octobre à Istanbul,  a affirmé CNN qui s’appuie sur la transcription d’un enregistrement audio provenant d’une source non citée.

La chaîne de télévision américaine  a précisé, toujours selon la même source, que la transcription prouvait bel et bien que le meurtre du journaliste saoudien avait été prémédité et que plusieurs appels téléphoniques avaient été effectués durant le meurtre afin de décrire le déroulement de l’opération, qui s’est déroulée au consulat d’Arabie saoudite, à Istanbul.

« Des responsables turcs estiment que ces appels téléphoniques étaient adressés à de hauts responsables saoudiens à Ryad » a constaté le média qui a ajouté que, la transcription comportait des descriptions d’une lutte de Khashoggi contre ses meurtriers et a fait état de sons enregistrés sur la bande, alors que le corps du dissident « était démembré par une scie ».

CNN a également précisé que la transcription originale a été effectuée par les services de renseignement turcs et que sa source a lu une version traduite de cette transcription et a été informée de l’enquête menée par les autorités turques sur la mort du journaliste.

La Turquie avait demandé mercredi, l’arrestation de deux proches du prince héritier Mohammed ben Salmane dans le cadre de l’enquête sur ce meurtre.

Une requête rejetée par l’Arabie Saoudite. En effet, Adel al-Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères, a annoncé dimanche que Ryad refusait d’extrader ses propres citoyens, même s’il s’agit de personnes suspectées d’être impliquées dans l’assassinat de Khashoggi.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé plusieurs fois l’Arabie saoudite à extrader les suspects dans cette affaire. Selon la Turquie, une équipe de quinze Saoudiens a été envoyée à Istanbul pour tuer le journaliste. Ryad a déclaré de son coté, qu’il s’agit d’une opération non décidée par les autorités et qui a mal tourné.

Rappelons que Jamal Khashoggi, membre de l’élite saoudienne devenu critique envers le prince héritier Mohammed ben Salmane, s’était installé aux Etats-Unis et écrivait des articles d’opinion pour le Washington Post. Il a été tué le 2 octobre peu après être entré au consulat saoudien.

S.N

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