Alexandre le Grand

[Jour pour jour] 21 juillet 356 av. J.-C., naissance d’Alexandre le Grand

« Les meilleurs partent toujours les premiers », dit-on. C’est le cas d’Alexandre, le conquérant légendaire né le 21 juillet 356 av. J.-C., élève d’Aristote et héritier du petit royaume de Macédoine. Il a construit un vaste empire qui a marqué l’histoire, en seulement dix ans, avant de rendre l’âme à l’âge de seulement 32 ans. De l’Egypte à la Chine et jusqu’aux limites du monde connu des Grecs, Alexandre le Grand a considérablement influencé la propagation de la culture hellénistique et en a même été le principal instigateur. « Nous percevons encore les traces, par exemple, dans les représentations de Bouddha dont les premières ont été sculptées à l’image d’Apollon par des artistes grecs établis au Gandhara (Inde du Nord) ! », explique le site dédié à l’histoire universelle, herodote.net. Admirateur d’Achille, celui qui n’a jamais connu de défaite est décrit comme séduisant, dynamique, téméraire, cultivé et esthète. Homme à la personnalité complexe, il est également connu pour avoir présenté un tempérament cruel et démesuré.

L’ennemi juré de Darius III

Après avoir participé aux côtés de son père Philippe II à la victoire des phalanges macédoniennes sur une coalition de cités grecques menées par Athènes à Chéronée, il succède à ce dernier sur le trône de Macédoine et prend l’initiative téméraire de battre les Perses et de conquérir l’Asie. Fort d’une armée de 40 000 soldats grecs et macédoniens, le jeune stratège d’exception part à la conquête de l’Asie en passant par le détroit du Bosphore. Il repousse ensuite « en mai ou juin 334 av. J.-C. les Perses de Darius III sur les bords du Granique, au sud du Bosphore, relatent les historiens d’Herodote.net. Sous l’effet de ce succès inattendu sur une armée bien plus nombreuse, il soumet avec une relative facilité la Grèce d’Asie ». Entrant ensuite en Egypte, après avoir livré bataille à Darius, dernier grand roi achéménide de l’empire perse, il fonde le port qui constituera pendant 1000 ans le centre du monde hellénistique et qui porte jusqu’à aujourd’hui son nom, l’Alexandrie.
Le chef de guerre se confronte une nouvelle fois à Darius au printemps 331 av. J.-C., une rencontre qui verra la fuite de ce dernier vers l’Orient et la prise de Mésopotamie et de la Perse par Alexandre le Grand. Un écart de conduite survient toutefois de la part du conquérant qui de coutume respecte les croyances des peuples conquis : il laisse ses soldats détruire Persépolis, capitale de l’empire perse achéménide. « C’est une façon de venger l’incendie par les Perses de l’Acropole d’Athènes en 480 av. J.-C. », commentent les spécialistes. L’Egypte est également le pays où il sera consacré « fils du dieu Ammon » et représenté avec deux cornes de bélier. Ayant hérité de son père une propension à favoriser l’assimilation des coutumes des peuples conquis, il en adopte quelques-unes appartenant aux Perses, comme la divinisation du roi, très controversée. Autre manifestation de sa volonté d’assimiler les Perses : « Soucieux de réduire la fracture culturelle entre conquérants et conquis, il organisera aussi à Suse, en 324 av. J.-C., le mariage de dix mille de ses officiers et soldats avec autant de jeunes filles perses », mentionnent les historiens.
Une fois la Perse à ses pieds, le stratège macédonien tente par tous les moyens de retrouver la trace de Darius III. Mais ce dernier a été assassiné par Bessos, satrape de Bactriane (région de l’actuel Afghanistan) sous le règne de Darius III, et qui sera lui-même mis à mort sur ordre l’Alexandre en 329 av. J.-C.
 

Durcissement

Une sédition au sein de ses forces armées l’amène par la suite à sévir contre ses généraux, y compris contre son très vieil ami Parménion, mis à mort sur les ordres d’un Alexandre de plus en plus autocratique et ne souffrant plus aucun désaccord de la part de ses équipes. Mais Alexandre désire poursuivre son périple jusqu’aux confins du monde connu, le sous-continent indien. Le trentenaire atteint ainsi, en 327 av. J.-C., la chaîne de hautes montagnes d’Afghanistan et de Pakistan, l’Hindou-Kouch, puis fonce vers l’Indus et le traverse l’année suivante. Il parvient à défaire l’armée composée d’éléphants du souverain indien Poros. Conquête après conquête, victoire après victoire, ses soldats s’épuisent et commencent à témoigner de la réticence à s’aventurer plus loin. Alexandre ramène alors son armée  en 323 av. J.-C. à Babylone, dont il voudrait faire la capitale de son vaste empire. En juin, il contracte une forte fièvre qui le fera trépasser à l’âge de 32 ans.
Faute d’héritier pouvant assurer sa succession, ce sont ses généraux qui se partageront son royaume, dont Ptolémée qui arrive à le faire inhumer à Alexandrie. Les diadoques, généraux et compagnons d’Alexandre, lutteront en effet les uns contre les autres pour le contrôle de son empire après sa mort, déclenchant ainsi les guerres des diadoques, qui dureront jusqu’à 281 av. J.-C.
N.B.

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