[Jour pour jour] Le 9 mars 1945 : raids dévastateurs sur Tokyo

Les bombardements de mars 1945 menés sur la capitale japonaise, Tokyo, ont eu des conséquences d’envergure sur le pays, tout en étant assez peu connus.

Ils ont eu lieu dans cadre d’une série d’opérations militaires américaines menées pendant la Seconde Guerre mondiale, en février, mars et mai 1945, faisant plus de 100 000 morts. Visant des bâtiments en bois dépourvus de cave, les bombes incendiaires américaines ont été particulièrement dévastatrices sur le plan humain pour l’empire du Japon, en produisant plus de dégâts que l’explosion atomique de Nagasaki cinq mois plus tard.

A noter que Tokyo constituait pour l’aviation des Américains une « proie » parfaite car elle concentrait le capital économique et le tissu social du pays ». Les frappes les plus dévastatrices ont ainsi eu lieu de février à juin 1945, peu avant la défaite du Japon.

L’une des attaques les plus dévastatrices de l’histoire, mais aussi l’une des moins connues

La frappe qui retentit sur la ville dans la nuit du 9 au 10 mars fut même le raid le plus meurtrier des bombardements commis lors de la Seconde Guerre mondiale. Une nuit ravageuse pour l’empire du Japon : ce sont ainsi 334 B-29 qui larguèrent 1700 tonnes de bombes. Le raid a détruit selon les historiens environ 30 km², provoquant une véritable tempête de feu et causant un nombre de victimes plus important que celui que produisirent les bombardements des villes allemandes de Hambourg en juillet 1943 ou de Dresde du 13 au 15 février 1945. « Le 9 mars 1945 est lancée l’opération Meetinghouse sur Tokyo, l’une des attaques les plus dévastatrices de l’histoire – et l’une des moins connue. Dans la nuit, l’armée américaine fait décoller ses B-29, des bombardiers lourds. Au total, 334 avions sont utilisés pour jeter des milliers de bombes sur la ville endormie », écrit ainsi le journal français Atlantico.

Mais les pertes n’ont pas seulement été humaines : les ravages matériels ont eux aussi été « gigantesques », rappelle encore le journal français, qui précise que 267 000 immeubles et bâtiments ont été détruits. Un quart du territoire de la ville fut « rasé », et une bonne moitié du quartier historique de la ville a tout simplement disparu. Par ailleurs, « le pont ferroviaire qui traverse le fleuve Sumida-gawa fait également partie des dommages matériels » et le quartier populaire d’Asakusa fut « l’une des zones les plus ravagées ». Aujourd’hui, une large part de ces bâtiments détruits ont été reconstruits quasiment à l’identique.

N.B.

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