Slim Chaker

[Jour pour jour] Il y a un an déjà, Slim Chaker nous quittait

L’homme politique Slim Chaker, né le 24 août 1961 à Sfax, s’est subitement éteint il y a un an, à l’âge de seulement 56 ans. Une brusque attaque cardiaque l’avait emporté alors qu’il participait à un marathon organisé à Nabeul par l’association Nourane en faveur de la promotion et de la sensibilisation autour de la lutte contre le cancer du sein. Sa disparition inattendue a provoqué une lourde vague de tristesse qui a transpercé tout le pays et dérouté aussi bien ses proches que l’ensemble des citoyens.

Cheminant dans les pas de son grand-père, il a activement participé à la vie politique tunisienne, avant et après la révolution. Ministre de la Jeunesse et des Sports de juillet à décembre 2011 au sein du gouvernement de Béji Caïd Essebsi, le petit-fils de Hédi Chaker a ensuite rejoint les rangs naissants de Nidaa Tounes en tant que chargé des programmes économiques et sociaux. Il a occupé le poste de ministre des Finances au sein du gouvernement de Habib Essid de février 2015 à août 2016 puis fut ministre de la Santé publique au sein du gouvernement de Youssef Chahed de septembre 2017 à sa mort à peine un mois plus tard. Une nomination qui n’avait d’ailleurs pas fait l’unanimité, comme le rappelle Réalités, qui explique toutefois que « son engagement et sa détermination ont peu à peu dissipé les doutes, malgré la lourdeur de la tâche qui l’attendait dans un secteur dont on connaît aujourd’hui la situation désastreuse ».

Une carrière politique qui remonte à loin

Diplômé d’une licence de l’Ecole normale supérieure de Tunis en section mathématiques, Slim Chaker a également étudié à Paris et fut ingénieur statistique au sein de l’ENSAE (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique Paris Tech). Optant pour une formation multidisciplinaire, il a également décroché un MBA à la Mediterranean School of Business.

Sa carrière politique a débuté dans les années 1980 lorsqu’il commença à travailler au ministère du Plan en 1986. Il fut également un acteur important du secteur bancaire, où il a officié comme directeur adjoint de la Banque tuniso-qatarie d’investissement entre 1991 et 1992. Directeur des études au Centre technique du textile entre 1992 et 1998, emploi qu’il a occupé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, M. Chaker a également été directeur coordonnateur du Fonds d’accès aux marchés extérieurs entre 1998 et 2008 sous la tutelle du ministère du Commerce.

Un deuil national

Slim Chaker meurt le 8 octobre 2017 à l’hôpital militaire de Tunis des suites d’une violente attaque cardiaque. Les messages de soutien à sa famille et les textes d’hommage à cette figure importante de la vie politique tunisienne se sont multipliés dès l’annonce de sa mort. Le lendemain de sa disparition, des funérailles nationales furent organisées en présence de plusieurs personnalités politiques pour lui rendre un ultime hommage et saluer la mémoire de ce petit-fils de l’une des plus grandes figures du mouvement national tunisien, le membre du Néo-Destour Hédi Chaker, mort assassiné le 13 septembre 1953 à Nabeul.

N.B.

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