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Indice mondial du bonheur : la Tunisie à la 124e position

A l’occasion de la Journée mondiale du bonheur célébrée le 20 mars de chaque année, l’Organisation des nations unies a publié mercredi son rapport annuel sur l’indice du bonheur dans le monde (World Happiness Report). Les auteurs du rapport indiquent que le bonheur dans le monde a globalement reculé ces dernières années en raison d’une montée de sentiments négatifs, dont « l’inquiétude, la tristesse et la colère, particulièrement marquées en Asie et en Afrique, et plus récemment ailleurs ». La Tunisie n’y arrive qu’à la 124e position…

L’étude a également observé l’évolution des pays dans le classement depuis 2005 : sur les 20 plus importantes progressions, la moitié se trouve en Europe centrale et orientale, cinq en Afrique subsaharienne et trois en Amérique latine. Les cinq principaux reculs depuis 2005 ont, eux, été constatés, sans surprise, au Yémen, en Inde, en Syrie, au Botswana et au Venezuela, selon ce classement 2019 du « World Happiness Report ».

La Finlande est, pour la deuxième année consécutive, le pays le plus heureux du monde, tandis que la Tunisie n’arrive qu’à la 124e position en raison des tensions sociopolitiques et du manque de visibilité des jeunes quant à leur avenir.

La Finlande devance le Danemark (deuxième), suivi de la Norvège, l’Islande, les Pays-Bas, la Suisse, la Suède ou encore la Nouvelle-Zélande et le Canada. Les pays en tête se démarquent par la stabilité de leur société, l‘indicateur de bonheur n’ayant que peu évolué depuis 2005.

Finlande : un « bonheur » à nuancer

Toutefois, selon Vice News, « à bien des égards, ce pays aux températures glaciales et aux jours d’hiver sombres [la Finlande] semble être le choix le plus improbable ». Le média américain s’est rendu dans ce pays et a consacré un court reportage aux Finlandais, dont les propos tendent à nuancer la réalité qui ressort de ce rapport. L’une des femmes interrogées explique ainsi que « nous sommes assez silencieux, sérieux et solitaires » tandis qu’un autre juge qu’il n’apprécie la vie en Finlande que « de temps à autre », l’hiver étant une période de l’année particulièrement rude où l’obscurité de l’atmosphère tend à « démoraliser » la population. Un autre affirme qu’il est « difficile [pour lui] de comprendre comment on peut arriver à la première position » de ce classement dont la méthodologie est contestée, ses détracteurs jugeant que le bonheur ne peut être évalué par des chiffres.

La méthodologie utilisée consiste à demander à un échantillon de personnes venant de 156 pays différents de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie dans différents domaines, sur une échelle de 0 à 10.

N.B.

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