Kim Jong-Un
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Kim Jong-Un aurait fait exécuter les diplomates qui ont négocié avec Trump

Parmi les victimes, l’émissaire spécial pour les Etats-Unis, Kim Hyok-chol. L’interprète de Kim Jong-un a quant à elle été envoyée dans un camp de prisonniers en raison d’une présumée erreur de traduction lors du sommet d’Hanoï, selon un journal sud-coréen.

Selon un journal sud-coréen, The Chosunilbo, Kim Jong-un a fait exécuter son émissaire spécial pour les Etats-Unis à la suite « du fiasco d’Hanoï en février dernier », indique le journal français Capital.fr. L’hebdomadaire Le Point rappelle de son côté que, lors de ce second sommet, le leader nord-coréen et le président américain Donald Trump s’étaient quittés rapidement sans qu’aucun accord ne soit conclu entre les deux Etats, en raison de leur incapacité à parvenir à un accord sur le démantèlement des programmes nucléaires de Pyongyang en échange d’une levée des sanctions. Kim Hyok-chol avait réalisé le travail préparatoire à ce sommet et voyagé jusqu’à la capitale vietnamienne à bord du train privé de Kim Jong-un. Il a donc été fusillé pour avoir « trahi le leader suprême » après avoir été retourné par les Etats-Unis en amont de la rencontre.

« Kim Hyok Chol a été exécuté en mars à l’aéroport de Mirim avec quatre hauts responsables du ministère des Affaires étrangères après une enquête », assure le quotidien en citant une source non identifiée. Le journal sud-coréen précise que ces derniers étaient accusés d’espionnage au profit des Etats-Unis. Ces exécutions, ordonnées par Kim Jong-un lui-même, auraient pour but d’éviter toute contestation au sein du pouvoir nord-coréen et de « calmer la grogne de la population après l’échec du sommet d’Hanoï », poursuit Capital.fr.

Le journal français Libération indique que le ministère sud-coréen de l’Unification, chargé des questions intercoréennes, s’est refusé à tout commentaire sur l’article du Chosun Ilbo. Le quotidien sud-coréen rapporte en outre que l’interprète de Kim Jong-un, Shin Hye Yong, a été envoyée dans un camp de prisonniers en raison d’une erreur lors du sommet. « Prudence toutefois : il est arrivé que des informations de la presse sud-coréenne sur des purges et des exécutions au Nord s’avèrent fausses », souligne Libération. Un avertissement également émis par le journaliste Alistair Coleman, spécialiste des Fake News auprès de BBC, qui souligne que l’information ne repose que sur une source anonyme.

Une traductrice envoyée dans un camp de prisonniers

L’autre victime de ce grand nettoyage, l’interprète de Kim Jong-un lors du sommet, Shin Hye-yong, qui est accusée d’avoir « affaibli l’autorité » du leader suprême. Son erreur : ne pas avoir bien traduit la dernière proposition de Kim Jong-un à Donald Trump avant que ce dernier ne quitte la table des négociations lors du second sommet d’Hanoï.

Ces révélations sont publiées alors que le Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir en Corée du Nord, a averti que les responsables qui commettraient des actes hostiles au parti se heurteraient au « jugement sévère de la révolution ». Un ton qui se durcit du côté de Pyongyang alors que le Nord fait monter la pression après l’échec d’Hanoï. Le pays a procédé notamment à deux tirs de missiles de courte portée ces dernières semaines.

N.B., avec Capital.fr

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