La 38ème édition du festival Cinemed de Montpellier « ouvre une fenêtre...

La 38ème édition du festival Cinemed de Montpellier « ouvre une fenêtre » sur la Tunisie

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Le festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed), voix du cinéma émergent du bassin méditerranéen, se voulant une tribune offerte aux cinéastes engagés de la région, notamment ceux qui ont connu des bouleversements politiques, a choisi d’honorer cette année la Tunisie. En effet, cinq ans après le début de la « révolution », la 38ème édition du Cinemed est dédiée au renouveau du cinéma tunisien, qui, ces dernières années a révélé de nombreux jeunes talents, ou en a consacré d’autres qui avaient fait des débuts discrets avant la révolution et qui ont pu promouvoir à l’échelle internationale des œuvres attirant de plus en plus le public et dont certaines ont été primées dans de nombreux festivals internationaux comme Venise ou Berlin. L’édition 2016, qui a débuté vendredi 21 octobre 2016, est présidée par l’ancienne ministre de la culture française, Aurélie Filippetti et dirigée par Christophe Leparc, également secrétaire général de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes. Selon Aurélie Filippetti, le festival sera notamment « une fenêtre ouverte sur la Tunisie », un pays « en pleine transition démocratique, avec les soubresauts que cela implique ». Une centaine de films, dont de nombreuses avant-premières, seront projetés lors du festival montpelliérain, qui évoquera aussi « la question prégnante des migrations », relève-t-elle. Une dizaine de films tunisiens seront présentés, dont « Hedi » de Mohamed Ben Attia, récompensé de l’Ours d’argent à la dernière Berlinale, en avant-première. Neuf longs métrages sont en compétition pour remporter l’Antigone d’or qui sera décernée à la clôture du festival, le 29 octobre, dont le film de Lotfi Achour « Demain dès l’aube ». Dans la catégorie court métrages « On est bien comme ça » de Mehdi Barsaoui est en lice, ainsi que « Renaître », réalisation tuniso-belge de Jean-François Ravagnan ou encore « la laine sur le dos » de Lotfi Achour dans la catégorie court-métrage panorama. Aussi, le documentaire de la tunisienne Kaouther Ben Henia « Zaineb n’aime pas la neige » sera en compétition pour le prix du meilleur documentaire. Une rencontre est également prévue avec des invités tunisiens dont les réalisateurs Mohammed Ben Attia, Leyla Bouzid, Raja Amari, Kaouther Ben Hania, Walid Mattar, Nejib Belkhadi, des producteurs Dora Bouchoucha et Imed Marzouk, et des organisateurs des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) qui fêtent cette année leurs 50 ans. Ils apporteront leurs témoignages sur les incidences de cette révolution, sur le choix des sujets abordés dans leurs films et les conditions de production actuelles en Tunisie.

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