the World Bank expects to provide loans to in 2019. Courtesy: Four Seasons Hotel Amman.

La Banque mondiale compte injecter des milliards de dollars dans les économies de la région MENA cette année

La Banque mondiale accordera des milliards de dollars de prêts au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord en 2019 pour accélérer les réformes économiques en cours dans des pays tels que la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte, a annoncé son vice-président régional cité par le journal émirati The National.

Le financement total accordé devrait toutefois légèrement diminuer par rapport au montant record de 6,2 milliards de dollars que l’institution internationale avait investi dans la région MENA en 2018, certains pays, notamment la Tunisie, se rapprochant de leur limite maximale d’emprunt.

« Certains pays que nous avons soutenus au moyen de prêts au cours de ces dernières années ont presque atteint ce plafond. Nous [pensons donc accorder un montant inférieur] à celui que nous avons accordé l’année dernière », a déclaré au journal émirati Ferid Belhaj, vice-président pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au sein de la Banque mondiale.

En juin dernier, la Banque mondiale avait approuvé un prêt de 500 millions de dollars pour renforcer le budget de la Tunisie – le dernier d’une série de financements accordés au pays depuis 2011. Il s’agit d’appuyer un important « train de réformes » en Tunisie, dans le but de stimuler l’investissement privé et la « création de débouchés pour les petites entreprises » et, parallèlement, de « protéger les ménages vulnérables et renforcer la sécurité énergétique ». Une opération qui vise également à soutenir des mesures concrètes pour simplifier les procédures d’importation et d’exportation, ouvrir de nombreux secteurs à l’investissement, faciliter l’accès des petites entreprises au crédit et aux marchés publics, garantir une couverture sociale aux plus pauvres, renforcer le capital humain et bâtir un secteur de l’énergie plus durable et plus vert, avait expliqué l’institution financière internationale.

Jordanie et Egypte, deux pays particulièrement ciblés

Pour l’ensemble des pays visés par des plans d’aide, la Banque mondiale continuera à élaborer des politiques et à fournir d’autres services de conseil pour les aider à mettre en œuvre les réformes nécessaires au développement de leur secteur privé et à la croissance économique, a également assuré M. Belhaj. Les décisions de financement pour les autres pays seront prises au cours des prochains mois.

La Jordanie représentera un grand domaine d’intérêt en 2019, a déclaré le vice-président. « Nous cherchons à aider activement la Jordanie, qui, à notre avis, réinvente son modèle économique pour passer d’un programme d’assistance à une Jordanie ouverte aux entreprises. » Tout programme convenu visera à renforcer l’investissement et stimuler l’implication du secteur privé, a-t-il indiqué au National.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’essor de l’économie jordanienne est entravé par un niveau élevé de dette publique, représentant environ 95 % du produit intérieur brut. « C’est un pays qui traverse par ailleurs une période très difficile, en partie à cause de la crise des réfugiés syriens », a souligné M. Belhaj.

La Banque mondiale prévoit ainsi de finaliser prochainement un nouveau plan de financement pour la Jordanie, mais M. Belhaj n’a pas souhaité en divulguer pour l’instant plus d’informations. L’Egypte, qui a déjà reçu 1,3 milliard de dollars de la Banque mondiale pour déployer un programme de réformes soutenu par le FMI et visant à mettre un terme au déclin économique qui a perduré des années durant, est un autre pays ciblé.

Le PIB annuel de ce pays d’Afrique du Nord avait enregistré en juin 2018 une augmentation de 5,4 %, contre 4,2 % un an auparavant, faisant de l’Egypte l’une des économies les plus dynamiques de la région MENA. Le gouvernement vise une croissance de 8 % pour l’exercice 2021-2022. « L’Egypte est peut-être l’endroit le plus lumineux de la région et il est clair que ce que ce pays [entreprend de faire sur le plan économique peut fonctionner[, nous pouvons donc l’aider davantage », a aussi affirmé M. Belhaj.

N.B., avec The National

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