Grèce

La Grèce reçoit sa dernière tranche d’aide européenne

Le Mécanisme européen de stabilité (MES), dispositif européen de gestion des crises financières de la zone euro, a approuvé le versement de 15 milliards d’euros à Athènes. A partir du 20 août, « le pays devra voler de ses propres ailes » et se financer seul sur les marchés financiers internationaux, rapporte Le Monde.

Le bureau du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s’en est réjoui lundi 6 août. « Le déboursement du dernier versement du programme [d’aide européen] marque le dernier acte du drame des mémorandums. Nous avons beaucoup de travail devant nous, mais enfin, un nouvel horizon se profile pour la société. »
Après huit ans de crise économique pénible pour sa population, la Grèce a bénéficié de plus de 273 milliards d’euros d’assistance de la part de ses créanciers (UE et FMI) en contrepartie de réformes douloureuses pour la population et à l’issue de négociations souvent agitées avec Berlin.

Le directeur général du MES, Klaus Regling, a souligné que 9,5 milliards d’euros serviraient à la constitution d’une réserve de trésorerie et 5,5 milliards d’euros au remboursement de la dette. Ce dernier versement portera « la réserve [à] environ 24 milliards d’euros. Cette somme devrait couvrir environ 22 mois de besoins de financement de la Grèce après la fin du programme le 20 août », a-t-il ajouté.

Mesures sociales

Alexis Tsipras compte appliquer son plan de croissance, présenté en mai, et promouvoir des mesures sociales pour les populations les plus durement touchées par la récession économique qu’a connue le pays tout au long de ces dernières années de crise.

M. Regling a toutefois tenu à rappeler que les déficits budgétaires seraient désormais exclus : « La Grèce devra prouver à ses partenaires et aux marchés qu’elle s’est engagée à ne pas inverser les réformes passées et à poursuivre les politiques économiques et budgétaires durables nécessaires à long terme pour devenir une économie robuste qui crée de la croissance et des emplois. » En contrepartie des aides financières qu’Athènes a reçues du FMI et de ses créanciers de la zone euro, plusieurs centaines de réformes, souvent très douloureuses pour la population, ont dû être mises en place pour assainir les finances publiques selon les exigences des institutions financières internationales.

Avec Le Monde

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